Dans une déclaration récente, Emmanuel Macron a exprimé sa désapprobation envers les partisans d'une ligne dure vis-à-vis de l'Algérie, lors d'une visite d'hôpital à Lavelanet, dans l'Ariège. Il a lancé, avec une pointe d'ironie : « Allez dire à tous les mabouls qui disent qu'il faudrait se fâcher avec l’Algérie ». Cette remarque souligne son intention de promouvoir des relations diplomatiques internationales bienveillantes, dans un contexte où les médecins immigrés jouent un rôle crucial dans le système de santé français.
Abordant la question des praticiens diplômés hors de l'Union européenne, Macron a également critiqué le système actuel, le qualifiant de « bordélique », notamment lors de son échange avec un médecin algérien. Il a souligné l'absurdité de forcer ces médecins à repasser des concours, alors qu'ils participent activement à la lutte contre la désertification médicale en France.
Une main-d'œuvre précieuse sous-utilisée
Le président a déclaré : « Ce sont des gens remarquables », soulignant qu’au moment de leur titularisation, ces médecins doivent repartir de zéro. Ses propos soulignent une question essentielle pour le système de santé français, qui souffre d'une pénurie de médecins dans certaines régions. En janvier 2025, on comptait 19 154 médecins diplômés hors UE exerçant en France, dont près de 39 % d'Algérie.
Macron a vivement critiqué la stratégie actuelle de la Caisse d'Assurance Maladie, la qualifiant d'« archaïque » et plaidant pour une révision de la régulation médicale. Pour lui, il faut à l’inverse faciliter l’intégration de ces professionnels afin d'optimiser le système de santé. Le rapport montre que cette problématique continue de susciter des débats intenses dans le pays, et selon des experts de la santé, une réforme est urgente.
Ces commentaires s'inscrivent dans un contexte plus large où la question de l'immigration et des traditions médicales est de plus en plus au cœur des préoccupations politiques et sociales. Les voix s'élèvent tant pour soutenir ces médecins que pour critiquer les lourdeurs administratives qui les empêchent d'exercer pleinement leur métier.







