Ce cas vient s'ajouter au dispositif de sécurité mis en place autour du navire néerlandais, qui est à l'arrêt depuis plusieurs jours et abrite plusieurs cas suspects d'infection. Les premiers tests ont confirmé la présence de la souche des Andes, unique parmi 38 souches connues à provoquer une transmission interhumaine, comme l’a précisé Aaron Motsoaledi, ministre de la Santé sud-africain.
« Cette transmission est rare et n'intervient que lors de contacts très rapprochés », a-t-il expliqué, tout en rassurant le public quant au faible risque global pour la santé. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a également minimisé les inquiétudes sur la santé publique associée à ce virus, déclarant que le risque reste faible à ce stade.
Une souche "très peu contagieuse" à surveiller
Les hantavirus se transmettent principalement par inhalation d’aérosols contaminés provenant des excréments ou de la salive de rongeurs infectés, entraînant parfois des fièvres hémorragiques ou des syndromes cardiopulmonaires. Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur, a confirmé que la souche des Andes est surtout présente au Chili et en Argentine et que sa transmission entre humains nécessite des contacts prolongés, par exemple en milieu familial ou hospitalier.
« En moyenne, 200 cas sont recensés chaque année en Amérique », a déclaré un infectiologue de l’hôpital Raymond-Poincaré, soulignant que le risque d’infection par la souche des Andes reste minimal.
Anne-Claude Crémieux, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis, a ajouté que, bien que la capacité de transmission interhumaine soit connue depuis trois décennies, la plupart des clusters identifiés ont été limités, généralement à moins de 34 cas. Les mesures d'isolement mises en œuvre à bord du navire visent à limiter la propagation.
Malheureusement, comme pour d'autres souches d'hantavirus, il n'existe pas de traitement spécifique, ce qui souligne l’importance des soins de support et de la vigilance continue, surtout dans le contexte actuel.
Un virus à suivre de près
Les experts soulignent que, bien que la souche des Andes se transmette difficilement entre humains, il est crucial de surveiller son évolution. « Le risque réside dans le fait que ces virus, qui proviennent généralement de la faune, pourraient un jour développer une transmission plus efficace entre les humains », avertit Anne-Claude Crémieux.
Avec le virus des Andes, qui présente un taux de létalité élevé parmi les hantavirus, la communauté scientifique fait face à un défi, non seulement d'un point de vue médical, mais aussi de santé publique. Les autorités de santé continuent d'évaluer la situation et d’informer le public sur les précautions à prendre.
Pour plus d'informations, consultez les sources telles que BFM et l'OMS.







