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Le marché pétrolier hésite à cause d'une offre menacée par les conflits au Moyen-Orient. Malgré la libération de 426 millions de barils, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prédit une pénurie dès juillet, suivie d’une montée durable des prix.
Le marché pétrolier est sur le point d'entrer dans une "zone dangereuse". Selon Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE, la situation pourrait devenir critique en juillet ou en août si aucun accord durable n'est atteint entre l'Iran et les États-Unis. Lors d'un événement organisé par le think tank britannique Chatham House, Birol a exprimé ses craintes quant à l'augmentation prévue de la demande en raison de la saison estivale, précisant que la consommation de pétrole connaît généralement une hausse à cette période.
Une libération sans précédent de réserves pétrolières
Dans une déclaration formelle, l'AIE a affirmé que tout recours supplémentaire aux stocks dépendrait de l'évolution des marchés et d'une décision collective des gouvernements membres. En mars, les 32 pays membres avaient opté pour une libération coordonnée de 426 millions de barils, représentant plus d'un tiers de leurs réserves stratégiques, une démarche sans précédent.
Malgré ces mesures, le conflit au Moyen-Orient a déjà conduit à une paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz, provoquant une perte de plus d'un milliard de barils d'exportations, soit une diminution d'environ 14 millions de barils par jour sur le marché.
L’AIE a également tiré la sonnette d’alarme le 13 mai concernant la "fonte record" des réserves pétrolières, soulignant que cette situation pourrait se détériorer sans une résolution rapide du conflit. Les experts, tels qu'Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, estiment que même une réouverture du détroit d'Ormuz n’entraînerait pas une baisse significative des prix en raison de la nécessité de reconstituer les stocks mondiaux et des défis logistiques à surmonter.







