Des sources américaines ont confirmé qu'un cadre d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis quatre mois, a été établi entre Washington et Téhéran. Néanmoins, l'approbation finale de cet accord est toujours suspendue à l'aval de Donald Trump, selon des informations relayées par Axios.
Ce premier accord, bien que ne touchant pas encore la délicate question du programme nucléaire iranien, établit une promesse d'Iran de renoncer au développement d'armes atomiques. Un autre aspect important de ce cadre est la question du détroit d'Ormuz, qui verrait un accès «illimité» pour les navires, tout en levant le blocus sur les ports iraniens, permettant à Téhéran de vendre son pétrole, en échange de la suspension des sanctions américaines.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a mis en garde contre toute tentative de coopération d'Oman, un voisin d'Iran et allié des États-Unis, pour contrôler le détroit.
### Sanctions américaines et attentes iraniennes
Simultanément, de nouvelles sanctions américaines ont été introduites, visant à restreindre les financements issus de la vente de pétrole iranien. Des divergences subsistent cependant entre les deux nations, notamment sur le déblocage de 24 milliards d'avoirs gelés par les États-Unis et sur le stock d'uranium enrichi, que Trump souhaite voir entièrement démantelé.
JD Vance, le vice-président américain, a confirmé que des progrès notables avaient été réalisés dans les négociations, tout en soulignant qu'il reste encore des étapes à franchir avant la validation complète de l'accord par Trump. «Nous avons réalisé beaucoup de progrès et espérons que le président donnera son feu vert prochainement», a-t-il déclaré.
Alors que la communauté internationale redoutait un échec des pourparlers, des sources à Washington évoquent une possibilité d'extension de 60 jours du cessez-le-feu instauré depuis le 8 avril, requérant l'approbation présidentielle. Par ailleurs, sur un autre front, au Liban, Israël intensifie ses opérations militaires contre le Hezbollah, compliquant davantage la quête de paix, alors même que la cessation des hostilités est une condition sine qua non pour l'Iran.







