La cour d’assises de Loire-Atlantique a prononcé le verdict contre Martin Ney, tueur en série allemand, pour le tragique meurtre de Jonathan Coulom.
Le 4 juin 2026, Martin Ney, reconnu responsable du meurtre de Jonathan Coulom, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises de Loire-Atlantique. Ce verdict intervient 22 ans après la disparition de l’enfant de 10 ans, survenue en avril 2004. Ney, déjà purgée en Allemagne une peine perpétuelle pour plusieurs meurtres d’enfants, a écouté le verdict sans émotion apparente, après cinq heures de délibéré.
Martine Ney a soutenu son innocence tout au long du procès, ses avocates plaidant pour son acquittement lors de douze jours d’audience. Sur le banc des parties civiles, la douleur était palpable : « Enfin justice a été rendue pour notre fils. Il va pouvoir reposer en paix », a déclaré le beau-père de Jonathan. L’avocate de la mère, Me Catherine Salsac, exprima un « soulagement » et souligna que « la vérité est enfin connue ». L’avocate générale a décrit la gravité des actes, affirmant n’avoir « aucun doute » sur la culpabilité de Ney.
Originaire du Cher, Jonathan a disparu lors d'une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps a été retrouvé 43 jours plus tard, lesté d'un parpaing dans un étang à proximité.
Des preuves accablantes
Martin Ney, aujourd’hui âgé de 55 ans, a déjà été condamné en 2012 pour trois meurtres d’enfants commis entre 1992 et 2001, ainsi que pour des agressions sexuelles. La nouvelle peine, assortie d’une sécurité de 22 ans et d’une interdiction de territoire, aura des répercussions sur d'éventuelles demandes de remise en liberté en Allemagne, a précisé l’avocate générale.
Bien qu'il ait admis ses crimes en Allemagne, Ney continue de prétendre qu'il n’a pas tué Jonathan Coulom. Son procès n’a pas fourni de preuves matérielles ou d’ADN à son encontre. « J’ai dit tout ce que j’avais à dire, l’affaire Jonathan n’en fait pas partie », a répétée Ney. Pourtant, l’avocate générale a évoqué un « faisceau d’indices » solide contre lui.
Un témoignage troublant d'un ancien codétenu, accusé d’avoir porté de fausses accusations, a révélé que Ney aurait confessé à ce dernier. Ce dernier a aussi mentionné avoir vu Ney dans la région de la disparition avec un chien. Des affirmations corroborées par un agriculteur, qui aurait observé un homme conduisant une voiture immatriculée en Allemagne le jour de la disparition.
L'impact sur la famille de Jonathan
Au cours du procès, la présidente de la cour a lu des messages postés par Ney sur un forum pédocriminel, dans lesquels il mentionnait que « l’homme en noir », un terme utilisé pour désigner un criminel, avait « encore frappé ».
Les avocates de la famille ont partagé les souffrances causées par la perte de Jonathan, décrivant les dénégations de Ney comme un « outrage » à sa mémoire. La décision de la cour a agi comme un soulagement pour une famille ayant attendu ce moment depuis trop longtemps.
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