L'Iran a récemment intensifié ses frappes sur le Koweït et Bahreïn, exacerbant les tensions dans la région en réponse aux attaques américaines, malgré l'existence d'une trêve. Cette escalation risque de compromettre davantage les négociations en cours qui stagnent, notamment concernant les avoirs iraniens gelés.
Depuis l'accord de cessez-le-feu du 8 avril, les conflits armés entre les États-Unis et l'Iran s'étaient considérablement atténués, mais des heurts ont repris, notamment au niveau stratégique du détroit d'Ormuz, une importante route maritime pour le transport des hydrocarbures.
Ces nouvelles frappes surviennent juste avant le départ de l'équipe iranienne de football vers les États-Unis pour les compétitions de la phase de groupes de la Coupe du Monde, où ils doivent affronter la Nouvelle-Zélande. Les autorités iraniennes ont dénoncé un traitement discriminatoire concernant les visas de plusieurs membres de leur encadrement, exacerbant les tensions
Dans la nuit de samedi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont effectué des tirs de missiles balistiques en réponse à des frappes américaines antérieures. Ces missiles ont été lancés vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont déployées des forces américaines, ainsi qu'en direction du quartier général de la Cinquième flotte à Bahreïn, comme l'ont rapporté plusieurs médias, y compris l'AFP.
Les populations locales ont été alarmées par le grondement des explosions. Reem, une habitante du Koweït, a partagé son expérience : "Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer".
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom, a précisé que sur sept missiles lancés, seuls un est parvenu à échapper aux systèmes de défense, tandis que les forces américaines avaient auparavant frappé des installations de surveillance côtière irakien en réponse à ce qu'elles décrivent comme une menace immédiate pour le trafic maritime.
Sur le plan diplomatique, peu de progrès ont été réalisés au cours des derniers jours. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a évoqué une impasse dans les négociations, appelant le président américain Donald Trump à débloquer 24 milliards de dollars de fonds iraniens immobilisés à l'étranger, affirmant que cela agirait comme un test de confiance.
De plus, Téhéran insiste pour que tout accord avec Washington aborde la cessation des hostilités au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. Malgré un cessez-le-feu décrété le 17 avril, les combats ont persévéré. Récemment, une attaque israélienne a causé la mort de trois soldats libanais, un acte que le président libanais, Joseph Aoun, a qualifié de "violation flagrante".
Ce contexte souligne la complexité de la situation au Moyen-Orient, où les intérêts géopolitiques se heurtent aux aspirations régionales. Les frappes israéliennes ont jusqu'à présent causé plus de 3 560 pertes civiles, alors que 27 soldats israéliens ont également été tués dans le conflit.







