Plus de soixante-douze heures après le double séisme qui a secoué le pays, les opérations de sauvetage se poursuivent, révélant un climat de mécontentement croissant entre la population et les autorités. Au Venezuela, la quête désespérée de survivants ne faiblit pas, alors que le bilan s'alourdit avec au moins 1 450 victimes et plus de 50 000 personnes portées disparues.
Des habitantes et des habitants de La Guaira, ville côtière proche de Caracas, s'activent, main dans la main, pour retirer des tonnes de débris. Un secouriste salvadorien a rapporté : "Nous avons encore trouvé des survivants, ce qui nous remplit d'espoir." Le président par intérim, Delcy Rodriguez, a fait état de miracles, tweetant sur un garçon de 11 ans secouru dans les décombres.
À mains nues
Les tremblements de terre, dont les magnitudes atteignent 7,2 et 7,5, ont causé des destructions massives, brisant près de 190 bâtiments, en particulier à La Guaira. Luis Flores, un commerçant de 54 ans, décrit l'horreur : "C’est très dur. On fait tout ça à la seule force des bras", tandis qu'il s'active pour dégager des décombres, espérant libérer des vies coincées.
Mais de nombreux volontaires, comme Barbara Palacios, se disent frustrés par l'absence d'assistance gouvernementale. Elle a organisé une manifestation pour dénoncer le manque de soutien aux opérations de sauvetage, avec des témoignages d'autres bénévoles faisant écho à son indignation.
Colère des bénévoles
Les conditions d'accès à La Guaira sont devenues plus stricte, le gouvernement exigeant des laissez-passer pour permettre aux travailleurs humanitaires de faire leur devoir. Avec des heures perdues dans l'attente d'un permis, de nombreuses vies sont en jeu. "Il faut un permis pour sauver des vies… Rendez-vous compte", s'est indigné Carlos Itriago, un bénévole.
Face à cette gestion calamiteuse de la crise, la présidente Rodriguez a remercié les pays étrangers pour leur aide. Plus de vingt pays ont assisté, envoyant 521 tonnes de matériel et plus de 2 700 secouristes. Selon le gouvernement, des équipes entraînées contribuent activement à retrouver des survivants, mais sont souvent freinées par la bureaucratie.
Aides internationales
Le président salvadorien, Nayib Bukele, partage régulièrement des mises à jour sur les opérations de sauvetage de son pays. Tandis que des avions chargés d'aide humanitaire atterrissent, la douleur humaine se lit dans chaque témoignage. Les Nations Unies estiment que près de sept millions de personnes pourraient être affectées par ce désastre, alors que les dommages sont évalués à environ sept milliards de dollars.







