Les cérémonies d'adieu au guide suprême, Ali Khamenei, ont débuté à Téhéran le 4 juillet. Après sa mort tragique le premier jour de la guerre avec les États-Unis, son cercueil, orné de son emblématique turban noir, est exposé jusqu'au lundi dans la Grande Mosalla.
Des milliers d'Iraniens, vêtus de noir, se sont massés dès l'aube pour cet événement chargé de symbolisme, devenu une véritable démonstration de force et de solidarité après les violences récentes entre l'Iran, Israël et les États-Unis. Comme le soulignait un observateur du Monde, l’hommage est aussi une réponse à l'hostilité extérieure.
Les traditionnels rituels chiites étaient omniprésents, les fidèles s’attachant à se frapper la poitrine, tout en appelant à la "vengeance" en mémoire de Khamenei. La présence de drapeaux rouges arborant l'inscription "Martyr" et de symboles du Hezbollah, un mouvement militant soutenu par Téhéran, témoignent du climat de tension actuel. De nombreux chants patriotiques résonnaient, certains osant crier "Mort à l'Amérique, mort à Israël!", un refrain bien connu.
Des foules record attendues dans la capitale
Les autorités iraniennes annoncent une prévision audacieuse : jusqu'à 20 millions de personnes pourraient affluer à Téhéran pour ces funérailles, marquant ainsi un moment sans précédent dans l'histoire du pays. Selon un expert en sociologie politique de l’Université de Téhéran, cette mobilisation massive vise à montrer l'unité nationale face à l'adversité.
Les funérailles se poursuivront pendant six jours, avec des étapes à travers de nombreuses villes d'Iran et d'Irak, avant un enterrement prévu à Machhad, ville natale de Khamenei. Pendant ce temps, le fils du défunt, Mojtaba Khamenei, récemment désigné comme guide suprême, reste distant, n’ayant pas encore fait d’apparition publique depuis son accession à cette fonction.







