Le Portugal est actuellement aux prises avec de sérieux incendies de forêt, en particulier dans la commune de Vouzela, dans le district de Viseu. Ces feux, exacerbés par une chaleur intense, ont réduit près de 10 000 hectares en cendres depuis leur déclenchement dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté Mario Silvestre, commandant de l'Autorité nationale de protection civile.
Les incendies ont causé au moins neuf blessés, dont deux personnes se trouvent dans un état grave. Un blessé a subi des brûlures sévères, tandis qu'un autre a été victime d'une chute lors des opérations de secours, comme l'ont précisé les services d'urgence.
Des températures extrêmes en cause
Le climat dans le pays est actuellement marqué par une chaleur accablante, atteignant des sommets de 44°C dans certaines régions. En conséquence, l'agence météorologique a placé douze des dix-huit districts sous alerte rouge, un niveau de vigilance qui devrait se maintenir durant le week-end.
Pour faire face à la situation, le gouvernement portugais a activé le mécanisme européen de protection civile, en plus de ses accords bilatéraux avec l'Espagne et le Maroc. Le Premier ministre, Luis Montenegro, a déclaré que cette décision était motivée non pas par une absence de ressources, mais par le risque élevé qui pèse sur l'ensemble du territoire.
À ce jour, le Portugal a reçu l’aide d’un avion Canadair espagnol et attend l'envoi de deux autres aéronefs de lutte contre les incendies, en provenance de l'Espagne et du Maroc.
Après les tragiques incendies de 2017, qui ont fait plus d'une centaine de victimes, le Portugal a considérablement augmenté ses investissements dans la prévention des incendies. Cependant, malgré des progrès significatifs ces dernières années, le pays a enregistré l'an passé son pire total décennal avec 270 000 hectares détruits par les flammes, comme le souligne Sud Ouest.
La situation sur la péninsule ibérique est préoccupante, car la région est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Les températures extrêmes et les longues sécheresses s'inscrivent dans une tendance de fond, corroborée par le fait que l'été dernier a été le plus chaud enregistré depuis 1931.







