À Washington, une poignée de dizaines de partisans de Donald Trump s'est rassemblée pour marquer le cinquième anniversaire de l’assaut du Capitole. Leur objectif : honorer la mémoire de ceux qu’ils considèrent comme des 'martyrs', tout en appelant à des mesures contre l'opposition démocrate.
Parmi eux, Tami Jackson, venue du Texas, a exprimé son désir de 'se souvenir de ceux qui sont tombés ce jour-là', faisant référence à son mari, Brian, qui a été condamné pour violence à l'égard d'un policier le 6 janvier 2021 et gracié par Trump. Tami porte un t-shirt en hommage à Ashli Babbitt, d'autres participants qualifiant cette femme de 'martyr' après son décès sous les balles d'un policier alors qu'elle tentait de pénétrer dans les bureaux de Nancy Pelosi.
Ce jour reste un chapitre controversé de l'histoire américaine et une pierre angulaire du mouvement MAGA, qui a gagné du terrain grâce à la rhétorique anti-Démocrate. Des militants réclament justice pour ceux qui ont été condamnés, considérant leur situation comme une manifestation d'une justice politisée. Une des pancartes brandies lors du rassemblement appelait à 'arrêter Pelosi', un appel qui est représentatif des détenus qui estiment qu'ils sont victimes d’un système injuste.
L'un des figures emblématiques de cette manifestation, Al Holt, membre des Proud Boys, a suscité l'attention en revendiquant que les responsables des enquêtes sur le 6 janvier devraient être 'jugés et pendus pour trahison'. Ce type de discours montre à quel point le climat politique est devenu polarisé.
Enrique Tarrio, ex-leader des Proud Boys, incarcéré puis gracié, a aussi été présent. 'Je suis encore plus fier d'être un Proud Boy aujourd'hui', a-t-il déclaré. 'Notre équipe est de retour et certains de nos membres envisagent des candidatures électorales'. Cela souligne l'impact de cet événement sur la dynamique politique actuelle.
Les manifestants, en mémoire des événements de 2021, ont parcouru le chemin qui les a conduit au Capitole, un rappel puissant de la tentative d'interrompre la certification de Joe Biden à la présidence. En effet, ce jour-là, des milliers d’individus, sur fonds d’accusations infondées de fraude électorale lancées par Trump, ont envahi le bâtiment, provoquant une réaction des forces de l’ordre qui a conduit à 174 policiers blessés.
Ce type de rassemblement, selon des analystes politiques, peut diviser encore davantage une société déjà encline à la polarisation, rendant l’avenir politique des États-Unis toujours plus incertain. À l'heure où la démocratie américaine est mise à l'épreuve, ces commémorations soulèvent des questions sur la mémoire collective et le chemin à parcourir.







