Washington (États-Unis) – Alors que l'anniversaire de l'assaut du Capitole approche, plusieurs dizaines de partisans de Donald Trump se sont réunis à Washington pour commémorer ce qui est pour eux un jour de mémoire. Ils évoquent la mémoire de ceux qu'ils qualifient de 'martyrs', tout en critiquant l'opposition démocrate.
Sous un ciel gris et froid, Tami Jackson, venue du Texas, a partagé son souhait de "se souvenir de ceux qui ont perdu la vie" ce jour-là. Elle célébrait également le retour de son mari, Brian, qui avait été condamné pour avoir été impliqué dans des violences ce jour-là, mais a été gracié par Trump l'an dernier. Tami portait un t-shirt en l'honneur d'Ashli Babbitt, une manifestante tuée par un policier alors qu'elle tentait de pénétrer dans le bureau de Nancy Pelosi. Cette dernière représente pour de nombreux membres du mouvement MAGA un symbole de l'opposition à laquelle ils font face.
Ce souvenir de l'assaut, qui a secoué la démocratie américaine, est devenu ce qui pourrait se qualifier de pilier au sein du mouvement MAGA. Donald Trump a gracié de nombreux condamnés en lien avec ce jour, faisant d'eux des victimes d'une justice qualifiée de politique par les démocrates. Les partisans présents réclamaient également de nouvelles poursuites contre des figures démocrates comme Nancy Pelosi, dénoncée dans l'un des slogans affichés lors du rassemblement.
Al Holt, un autre manifestant portant un pull des Proud Boys, a exprimé son indignation, réclamant des sanctions pour les élus en charge de l'enquête sur l'assaut, qualifiant leur action de trahison. L'événement a été organisé en grande partie grâce à Enrique Tarrio, ancien leader des Proud Boys, récemment condamné pour sédition avant d'être lui aussi gracié. Pour Tarrio, se rassembler aujourd'hui représente un acte de fierté et de résilience au sein de son groupe.
Les manifestants, s'étant déplacés vers le Capitole, ont emprunté le même chemin que celui suivi par les assaillants il y a cinq ans, soulignant ainsi la continuité de leur mouvement face à des enjeux qu'ils qualifient d'existences. Ce rassemblement est un nouvel exemple de la polarisation politique aux États-Unis et traduit une division profonde au sein de l'opinion publique, soutenue par de nombreux experts en études politiques.
Ce jour-là, des milliers d'individus, galvanisés par les allégations non fondées de Donald Trump sur une fraude électorale, avaient tenté d'interrompre la certification de la victoire de Joe Biden. Au total, 174 policiers avaient été blessés au cours des événements.







