Alors que les manifestations en Iran continuent d'annoncer une profonde crise sociale et politique, un léger relâchement des tensions émerge entre Washington et Téhéran. Donald Trump a déclaré que les "tueries" des manifestants semblaient avoir pris fin, basant son affirmation sur des informations de sources anonymes de l’autre côté. Ces développements suivent une répression violente qui a fait au moins 3.428 victimes, selon l'ONG Iran Human Rights.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a aussi laissé entendre qu'il n'y aurait pas de pendaisons imminentes, ce qui pourrait indiquer une volonté de dialogue. Cependant, les autorités iraniennes restent sur leurs gardes, comme l'a indiqué le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, qui a prévenu qu'une réponse "décisive" serait donnée à toute agression extérieure.
Les événements récents mettent en lumière un pays divisé. Les répercussions des manifestations ont engendré des millions de citoyens en colère contre le régime théocratique, mais la répression a été accompagnée d'une très grande fermeté, illustrée par l'organisation de marches de soutien au gouvernement. Paradoxalement, alors que la tension semble diminuer, les conditions de vie des Iraniens continuent d'être ancrées dans la crise.
De plus, des experts soulignent que la situation peut évoluer à tout moment. "Un souffle de révolte est toujours palpable", déclare l'analyste politique, Ali Faraji. Dans ce climat électrique, les risques d'interventions militaires américaines ne peuvent être totalement écartés, comme l'a rappelé Donald Trump lors d'une récente conférence de presse.
La communauté internationale, notamment l'Union européenne et l'ONU, suit avec vigilance l'évolution de la situation. Ils appellent à une solution diplomatique pour éviter une escalade des tensions. Le Qatar, de son côté, a commencé à réduire sa collaboration avec les forces américaines dans la région.







