Les manifestations en Iran, qui ont débuté le 28 décembre, continuent de faire des vagues à l'échelle internationale. Malgré les tentatives des autorités de contrôler la situation, des rapports alarmants indiquent que plus de 3 400 manifestants ont perdu la vie dans la répression brutale de la contestation, selon l'ONG Iran Human Rights. Ce bilan tragique a poussé plusieurs gouvernements, dont le Royaume-Uni et l'Inde, à fermer temporairement leurs ambassades ou à appeler leurs ressortissants à partir immédiatement.
Dans une interview récente accordée à Fox News, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que le gouvernement avait « le contrôle total » de la situation. Cependant, de nombreux experts estiment que cette affirmation est loin de la réalité sur le terrain. Selon le professeur de politiques internationales à Sciences Po, Marie Dupont, « la répression en cours est un signe que le régime est plus fragile qu'il ne le prétend ». Des divisions s'affichent au sein du leadership iranien, où certains plaident pour un dialogue diplomatique, tandis que d'autres, comme le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammed Pakpour, adoptent un ton plus militaire, promettant une riposte « décisive » à toute menace externe, notamment des États-Unis et d'Israël.
Ce jeudi, Emmanuel Macron a convoqué un Conseil de défense à l'Élysée pour faire le point sur la situation, indiquant l'importance croissante du sujet sur la scène internationale. Parallèlement, Trump, tout en tempérant ses déclarations belliqueuses, a évoqué une potentielle désescalade, affirmant que les « tueries » avaient cessé dans le pays. Cependant, les récentes actions posent des questions sur la véracité de ses propos, rendant la situation plus complexe.
Dans ce contexte de tensions montantes, l'opinion publique mondiale scrute attentivement les actions des autorités iraniennes et les réponses des puissances étrangères face à cette crise humanitaire qui continue de se déployer.







