Lors du Forum économique mondial qui s'est tenu mercredi dernier, le président américain Donald Trump a plusieurs fois évoqué l'«Islande» en parlant du Groenland, un territoire sous souveraineté danoise, que les États-Unis semblent convoiter. Ce lapsus soulève des interrogations sur ses connaissances géographiques, mais également sur ses intentions vis-à-vis de ces territoires.
Le mélange des noms s'est produit alors qu'il traitait du sujet délicat du Groenland, que Trump a décrit comme un "morceau de glace froid et mal situé" crucial pour la paix mondiale, une description qui, sans conteste, ne s'applique pas à l’Islande, davantage connue pour son paysage volcanique. Son discours a également inclus des remarques destinées à l’OTAN, dans un climat de tension croissante. "J'aide l'OTAN. Jusqu'à récemment, ils m'adoraient. Mais il semble que l'Islande nous coûte cher," a-t-il déclaré, insinuant que cette confusion pourrait avoir des répercussions financières pour les États-Unis.
Ce lapsus pourrait sembler anodin, mais il a tout de même provoqué des réactions en Islande. Le futur ambassadeur américain, Billy Long, avait récemment fait sensation en plaisantant sur la possibilité que l’Islande devienne le 52e État américain, une provocation qui n’a pas été bien accueillie. Une pétition a même été lancée pour demander son départ, recueillant déjà plus de 5000 signatures.
Les experts et analystes géopolitiques s'interrogent sur les implications de ce type de discours. Jean-Marc Ayrault, ancien ministre français des affaires étrangères, a commenté : "Il est alarmant de voir le président des États-Unis, qui prétend vouloir renforcer ses alliances, mépriser ainsi un pays comme l’Islande. Cela démontre une ignorance des réalités géopolitiques cruciales." Ce genre d'attitude peut éroder la confiance des alliés et créer des frictions inutiles.
En outre, cette confusion linguistique n’est pas le premier incident du genre. Plusieurs observateurs notent un pattern d'étourderies lexicales chez Trump, qui soulève des questions sur sa préparation et son sérieux dans le cadre des affaires internationales. À moins qu'il ne clarifie ses positions et ses discours, on ne peut que se demander si le président sait véritablement faire la distinction entre les nations qui jouent un rôle dans sa vision du monde.







