Si vous avez connu des périodes de chômage au cours de votre carrière, sachez que ces périodes peuvent affecter vos droits à la retraite. Cependant, leur prise en compte varie selon les circonstances, comme l'indemnisation et l'année où vous étiez sans emploi. Voici un aperçu détaillé.
Chômage indemnisé et retraite
Toutes les périodes de chômage indemnisé, depuis 1980 jusqu'à aujourd'hui, sont validées pour votre retraite de base. Cela inclut les allocations comme l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), l'allocation de solidarité spécifique (ASS), ou encore l'allocation de conversion.
Ces périodes sont comptabilisées comme des trimestres d'assurance retraite au régime général de la Sécurité Sociale. Par exemple, 50 jours d'inscription à Pôle emploi équivalent à un trimestre d'assurance, avec un maximum de 4 trimestres par an. Cependant, il est important de noter que ces trimestres ne permettent pas de cotiser pour la retraite. Votre relevé de carrière ne sera pas impacté financièrement durant ces périodes.
Aucune démarche n'est nécessaire, car Pôle emploi transmet directement vos données à la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (Cnav).
Pour la retraite complémentaire, le régime Agirc-Arrco prend également en compte les périodes de chômage indemnisé sous certaines conditions, prélevant des cotisations de 3 % sur les allocations chômage.
Les périodes non indemnisées : quelles conditions ?
Pour ceux qui ne sont pas indemnisés, les règles changent. Deux situations sont à distinguer :
- Chômeurs ayant été indemnisés : Dans ce cas, les périodes d'indemnisation sont comptées comme des trimestres d'assurance. Une fois les droits à indemnisation épuisés, les périodes suivantes peuvent être comptées pour la retraite jusqu’à un an, ou jusqu'à 5 ans si vous remplissez certains critères d’ancienneté.
- Chômeurs jamais indemnisés : Si vous n’avez jamais perçu d’allocations, la première période de chômage non indemnisée compte pour votre retraite si elle a eu lieu avant 2011, avec une durée limite d’un an. Pour les chômages postérieurs à 2011, cette période peut aller jusqu'à un an et demi, soit 6 trimestres.







