Quatre joueuses et un membre de l'encadrement de l'équipe féminine de football iranienne ont pris la décision de regagner leur pays après avoir retiré leur demande d'asile en Australie. Leur retour s'est effectué le 18 mars, via le poste-frontière turco-iranien de Gürbulak, comme l'a rapporté un correspondant de l'Agence France-Presse (AFP).
Les footballeuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari fait partie, ont profité de leur passage par Istanbul après un trajet complexe passant par Kuala Lumpur. À leur arrivée, vêtues de survêtements de la sélection nationale, elles ont pris un autocar vers la frontière iranienne, situés à une centaine de kilomètres.
« Ma famille me manque », a déclaré une joueuse à l'AFP à l'aéroport de Kuala Lumpur, révélant ainsi le profond attachement à leurs proches en ces temps de turbulences.
Deux joueuses restées en Australie
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a salué le retour des footballeuses sur X, déclarant qu'elles avaient « déçu les ennemis » de la République islamique en résistant « à la tromperie et aux intimidations ». Cette affirmation intervient alors que six autres membres de la délégation, ayant auparavant été qualifiées de « traîtresses » pour avoir refusé de chanter l'hymne national, avaient choisi de demander l'asile.
Les témoignages de défenseurs des droits humains soulignent la pression exercée par le régime iranien sur les athlètes d'origine iranienne à l'étranger, les menaçant de lourdes répercussions en cas de défection. L'Australie, de son côté, a été accusée d'exercer une pression sur les footballeuses pour leur maintien sur son sol.
Alors que seules deux joueuses ont décidé de rester en Australie, l'avenir de celles rentrées au pays reste incertain, et le climat de tension persistant dans la République islamique inquiète les observateurs. Les implications de ce retour et les réactions à venir des autorités iraniens sont à surveiller de près.







