Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême d'Iran, n'a pas été aperçu en public depuis sa nomination. Mercredi, il a adressé un hommage écrit à Ali Larijani, ancien chef de la sécurité, abattu par Israël. Il a promu l'idée de vengeance, conformément à la rhétorique iranienne dans ces moments de crise.
La déclaration, dépourvue de photographies ou de vidéos, intervient quelques heures après l'annonce du décès d'Esmaïl Khati, ministre du Renseignement. Tulsi Gabbard, cheffe des services de renseignement américain, a alors affirmé que le régime iranien, bien qu'encore en place, est profondément affaibli par les pertes récentes de ses hauts responsables.
Depuis la mort d'Ali Khamenei le 28 février, une série d'éliminations de dirigeants iraniens par les États-Unis et Israël a été rapportée. Israël a précisé que cette campagne ne s'arrêtera pas et a même menacé Mojtaba, qui, depuis son ascension au pouvoir, demeure invisible.
Des sources militaires américaines évoquent plusieurs rumeurs sur l'état de santé de Khamenei. Selon des rapports, il serait souffrant ou blessé. Donald Trump a même mis en question sa survie.
Les tensions géopolitiques se sont intensifiées avec une attaque conjointe des États-Unis et d'Israël sur la plus grande réserve de gaz du monde, partagée entre l'Iran et le Qatar. Cette action a conduit à une flambée des prix du pétrole, avec une hausse de près de 5 % du baril de Brent. Pour contrer cette hausse, l'administration Trump a assoupli certaines restrictions sur le transport des carburants.
Le président américain a également critiqué le manque de coopération de ses alliés concernant la sécurité du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial de l'énergie. Les retombées économiques de ces events se font déjà sentir : la compagnie aérienne SAS a annulé plus de 1 000 vols en avril, tandis que le chimiste allemand BASF a dû augmenter ses prix de 30 % pour certains produits en Europe.
Les frappes contre le champ gazier de South Pars/North Dome ont suscité des condamnations à Abou Dabi et au Qatar, qui les jugent "dangereuses". En retour, l'Iran a menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques dans le Golfe, visant à montrer sa détermination face aux agressions extérieures.
Peu de temps après, le Qatar a rapporté des dégâts importants causés par une attaque iranienne sur sa principale installation gazière, qualifiant cela de menace directe pour sa sécurité nationale. L'Arabie Saoudite a également mentionné avoir intercepté un drone près de ses installations gazières.
Pour "venger le sang des martyrs", les Gardiens de la Révolution ont salué des frappes réciproques ayant occasionné des pertes humaines en Israël. Des débris ont été retrouvés à l'aéroport international de Ben-Gourion suite à des frappes iraniennes.
Israël, de son côté, continue ses opérations militaires au Liban contre le Hezbollah. Des bombardements matinaux dans des zones urbaines ont causé d'importants dommages, faisant grimper le bilan à près de 968 victimes, dont 116 enfants, depuis le début des hostilités.
Mustapha Khairallah, un réfugié à Saïda, témoigne de l’horreur de cette guerre : "On est habitué aux bombardements, mais ils visent de plus en plus les civils. J'ai été contraint de fuir". Les conséquences de ces conflits se font sentir bien au-delà des frontières, affectant la stabilité régionale et mondiale.







