Le 18 mars, le renseignement américain a conclut que l'Iran n'avait pas tenté de relancer son programme d'enrichissement nucléaire, qui avait été gravement endommagé par des frappes américano-israéliennes en juin 2025. Cette affirmation contredit les déclarations du président Donald Trump, mettant en lumière les incertitudes entourant la justification de la guerre en cours.
L’administration Trump continue d’envoyer des messages confus, aggravant ainsi le flou qui entoure la campagne militaire, qui entre maintenant dans sa troisième semaine. Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national et proche du président, a formulé ses déclarations lors d'une audition parlementaire sur les menaces mondiales, bien qu’elle n'ait pas explicitement réitéré ses propos durant la séance.
« Aucun effort n’a été entrepris pour tenter de rétablir leurs capacités d’enrichissement »
« Suite à l'opération “Midnight Hammer” [la désignation des frappes effectuées sur des sites nucléaires iraniens entre le 21 et le 22 juin 2025], le programme nucléaire iranien a subi des dommages irréversibles », affirme Gabbard dans son témoignage écrit, ajoutant que « depuis, il n'y a eu aucune tentative pour rétablir leurs capacités d'enrichissement ». Elle précise même que « les accès aux installations touchées ont été scellés avec du ciment ».
Trump a maintenu, à plusieurs reprises, que l'attaque lancée le 28 février était une réponse à une « menace nucléaire imminente » que représentait l'Iran. Lorsqu'elle a été interrogée sur l'absence de mention de certaines déclarations lors de son audition, Gabbard a invoqué des contraintes de temps sans remettre en question l'évaluation. Le sénateur démocrate Mark Warner l’a alors critiquée pour avoir « omis les éléments contredisant les propos du président ».
Les États-Unis et Israël avaient mené des frappes contre des installations militaires iraniennes, avec Trump déclarant à l'époque que ces infrastructures étaient « oblitérées ».
Cette audition a également été marquée par la démission d'un haut responsable de la lutte contre le terrorisme, qui a affirmé que l'Iran ne constituait « aucune menace imminente » pour les États-Unis. Sur X, Gabbard a affirmé que seul le président pouvait « évaluer ce qui constitue une menace imminente », une position qu'elle a réaffirmée récemment.
Globalement, le renseignement américain estime que l'Iran a subi de lourds revers, mais reste « intact » et susceptible de reconstruire son armée et son programme de missiles si la guerre se prolonge. John Ratcliffe, directeur de la CIA, a déclaré que « l'Iran avait clairement montré, en participant aux discussions pré-guerre, qu'il n’avait aucune intention de voir ces négociations aboutir ».







