L'ONG Freedom House a récemment tiré la sonnette d'alarme sur l'état des libertés individuelles aux États-Unis, révélant une forte dérive autoritaire liée à l'administration Trump. Selon leur dernier rapport, le degré de liberté a atteint un niveau historiquement bas, marquant la 20e année consécutive de diminution des libertés à l'échelle mondiale.
Freedom House, qui évalue chaque année la démocratie et les droits civils dans le monde, a noté que les États-Unis ont enregistré un score de 81 sur 100, leur plus faible depuis 1972, plaçant le pays au même niveau que l'Afrique du Sud et en dessous de plusieurs alliés européens et de la Corée du Sud. Ce recul a suscité des inquiétudes parmi les analystes; selon Cathryn Grothe, co-auteure du rapport, "le monde devient de moins en moins libre, et la catégorie des pays non libres continue de croître".
Ce déclin est en grande partie attribué aux dysfonctionnements au sein du pouvoir législatif et à la concentration du pouvoir exécutif, accompagnés d'une pression croissante sur la liberté d'expression des citoyens. En effet, depuis son retour au pouvoir l'année dernière, Trump a pris des mesures controversées, telles que la fermeture d'agences gouvernementales et le déploiement d'agents anti-immigration, intensifiant ainsi les craintes d'une atteinte aux droits fondamentaux.
Cette situation alarmante n'est pas unique aux États-Unis. À l'échelle mondiale, 21 % de la population vit désormais dans des pays classés comme "libres", selon le rapport. Les pays comme la Bulgarie, qui a également subi une baisse, montrent que la démocratie est en danger dans de nombreuses régions.
En revanche, le rapport mentionne des avancées dans des pays comme la Bolivie et le Malawi, qui ont organisé des élections compétitives, mais l'occasion d'une réflexion sur l'état de la démocratie reste plus que jamais d'actualité. Alors que la Finlande reste le seul pays à avoir obtenu la note parfaite de 100 en matière de liberté, le défi qui se pose à de nombreuses nations, y compris les États-Unis, est de préserver les droits fondamentaux face aux tentatives de museler la voix des citoyens.







