La police fédérale américaine (FBI) a ouvert une enquête contre Joe Kent, un ancien responsable de l'antiterrorisme, qui a quitté son poste le 17 mars dernier pour protester contre la guerre contre l'Iran, rapportent plusieurs médias, dont le New York Times et CBS.
Selon ces sources, l'enquête se concentre sur de possibles fuites d'informations classifiées et aurait été lancée avant la démission de Joe Kent.
"Je ne peux, en toute conscience, soutenir la guerre qui se déroule actuellement en Iran. C'est une guerre que nous avons déclenchée sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", a-t-il déclaré lors de sa démission, qu'il a partagée sur X.
Joe Kent, ancien soldat des forces spéciales, a souligné que l'Iran ne représentait pas de menace imminente pour les États-Unis. "Il n’y avait aucun renseignement indiquant que l’Iran prévoyait une attaque significative. Nous avons été entraînés dans cette guerre à cause d'une pression extérieure", a-t-il affirmé dans une récente interview avec Tucker Carlson.
"Les Israéliens ont poussé à cette action, ce qui a inévitablement entraîné des ripostes de la part des Iraniens", a-t-il ajouté.
Après sa démission, Donald Trump a commenté que Joe Kent était "très faible en matière de sécurité" et que son départ était "une bonne chose". En tant que directeur du NCTC, Kent jouait un rôle clé dans la coordination des efforts de lutte contre le terrorisme aux États-Unis.
Cette situation a de quoi interroger, d'autant plus que Kent est perçu comme un symbole de la dissension au sein des agences de sécurité nationale, un sujet qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre dans les mois à venir.







