Le Sea Horse, un navire sous pavillon de Hong Kong, est sur le point de livrer clandestinement environ 190 000 barils de gasoil originaire de Russie à Cuba. Ce chargement a été prélevé d’un autre pétrolier au large de Chypre au début du mois de février et pourrait atteindre l'île dans quelques jours, d’après des estimations de Winward, un service de suivi maritime.
Depuis le 9 janvier, Cuba n'a pas reçu de nouvelles importations de pétrole, la dernière livraison étant venue du Mexique avant que ce pays ne suspend ses exportations sous la pression exercée par l’administration Trump. Cette situation s'est exacerbée après le renversement du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, qui était le principal allié de La Havane.
Initialement, le Sea Horse avait comme destination la Havane, mais pour éviter des contrôles trop stricts, il a modifié son cap pour Gibraltar, selon Windward. Ce navire, qui n’est pas soumis à des sanctions, a cependant un historique de “pratiques trompeuses” et ne possède aucune assurance émanant de compagnies occidentales, ce qui soulève des questions sur ses activités.
Alors qu'il naviguait dans l'Atlantique entre la mi-février et fin mars, le Sea Horse s'est retrouvé à 1300 milles nautiques des côtes cubaines, avant de reprendre sa route vers Cuba, d’après les données AIS. “Si le pétrolier atteint Cuba, ce sera la première cargaison confirmée depuis le début de l'année”, a averti Winward.
De son côté, le général Francis Donovan, chef du Commandement sud des États-Unis, a indiqué lors d'une audition au Congrès qu’aucun soutien actif n'a été remarqué de la Russie vers Cuba. Il a également mentionné la présence d'un destroyer américain, accompagné d’un navire-citerne, s’approchant potentiellement de l’île. “S’il y avait une livraison de carburant à Cuba, cela n’aurait pas d’impact à grande échelle”, a-t-il ajouté de manière préventive.
Un autre pétrolier russe, sous le coup de sanctions occidentales et transportant plus de 700 000 barils de pétrole, pourrait également faire route vers Cuba, selon les informations fournies par Kpler, un acteur clé dans le suivi maritime. Cette situation soulève des préoccupations tant sur le plan international que sur les futures relations entre Cuba et ses partenaires.







