Une salariée d'Orano, acteur majeur dans le secteur du combustible nucléaire, est décédée jeudi dernier à l'hôpital de Cherbourg, selon les informations publiées par l'entreprise. En réaction, Orano a mis en place des mesures préventives, identifiant près de 50 collègues comme cas contacts et recommandant des traitements antibiotiques préventifs, bien que la société souligne qu'aucun lien n'a été établi avec l'épidémie de méningite récemment détectée en Angleterre.
Le décès a été confirmé par un porte-parole d'Orano, qui a précisé que la collègue est décédée des suites d'une infection invasive à méningocoque. Dans un communiqué, il a indiqué : "La direction et les employés du site à La Hague ont été profondément émus par cette tragédie".
Pour assurer la sécurité du personnel restant, Orano a engagé un processus de désinfection de ses locaux, tout en permutant vers le télétravail pour limiter les risques de contagion. Les mesures incluent également un rappel strict des gestes barrières.
Cette situation survient alors qu'une série de cas de méningite à méningocoques a été signalée en Angleterre, notamment dans la région de Canterbury. Le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, a qualifié cette épidémie de "sans précédent", annonçant une trentaine de cas et deux décès.
Les 50 salariés identifiés comme cas contacts à La Hague recevront un traitement antibiotique spécifique durant 48 heures et devront se mettre en isolement à domicile pendant 10 jours, selon les directives d'Orano.
Orano, anciennement connu sous le nom d'Areva, est un acteur clé dans le cycle du combustible nucléaire et gère une usine de retraitement de déchets radioactifs à La Hague. La santé et la sécurité de ses employés demeurent une priorité, et la société continue de suivre l'évolution de la situation de près.







