Dans un message prononcé pour le Nouvel an persan, le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a déclaré que l'Iran avait infligé un "coup vertigineux" à ses ennemis. Cela intervient alors que Téhéran est secoué par des explosions et des tensions avec Israël qui se poursuivent.
L'ayatollah Khamenei a affirmé que "l'ennemi a été vaincu", ajoutant que les forces iraniennes ont provoqué une réaction si désordonnée chez leurs opposants qu'ils se livrent à des propos contradictoires. Cette déclaration survient après l'assassinat de son prédécesseur, Ali Khamenei, qui a exacerbé les hostilités avec les forces israéliennes et américaines.
Mojtaba Khamenei, qui a subi des blessures lors d’une attaque, reste hors de la vue publique depuis sa nomination. Pendant ce temps, l'armée israélienne a confirmé la mort du chef des renseignements de la force paramilitaire des Bassidj lors d'une frappe à Téhéran, ce qui intensifie la spiral de violence.
Des explosions résonnaient à Téhéran, et l'Iran a réagi aux frappes israéliennes en attaquant des cibles à Jérusalem et dans le Golfe. Une raffinerie au Koweït a ainsi été touchée par des drones iraniens, provoquant des préoccupations croissantes sur la sécurité énergétique régionale.
Jérusalem a également connu des affrontements, avec des explosions qui ont secoué la ville en réponse aux alertes d'attaques potentielles. L'intensité des hostilités, selon les analystes, alimente des craintes d'une crise économique mondiale affectée par la congestion maritime dans le détroit d'Ormuz, une artère clé pour le transport des hydrocarbures.
L'ancien président américain Donald Trump a fustigé les nations de l'Otan, les qualifiant de "lâches" pour leur manque de soutien dans l'ouverture de ce passage stratégique.
L'attaque contre la raffinerie koweïtienne a entraîné des fermetures d'unités, tandis que les Émirats et Bahreïn ont rapporté des frappes de missiles. Le guide iranien a toutefois nié toute implication de son pays dans des attaques récentes contre Oman et la Turquie, attribuant plutôt les tensions à des provocations israéliennes.
Bien que le conflit s'intensifie, ces développements obscurcissent les célébrations du Nouvel an persan, Norouz, qui devrait être une période de réjouissances. Pendant ce temps, les préoccupations humanitaires augmentent, et des témoignages d'Iranien comme Hoda évoquent un sentiment de continuement malgré l'incertitude.
À Jérusalem-Est, les accès à Al-Aqsa sont restés fermés, causant du mécontentement parmi les fidèles, qui ressenti la tristesse de ce Ramadan perturbé.
Benjamin Netanyahu a promis que la guerre se terminerait plus tôt que prévu, proclamant même que l'Iran était vulnérable et incapable d'enrichir de l'uranium ou de produire des missiles. Cependant, les Gardiens de la Révolution ont vigoureusement défendu les capacités de l'Iran, insistant sur sa continuité dans la production d'armements.
Les forces iraniennes menacent également de cibler non seulement les troupes israéliennes mais aussi les militaires américains, illustrant une escalade continue de la rhétorique et des attaques. Outre les frappes ininterrompues, l'actualité mondiale des marchés énergétiques est quelque peu stabilisée par des augmentations légères des cours du pétrole, tout en prévoyant des hausses des tarifs aériens.
Cette situation explosive pourrait tout aussi bien déclencher une crise économique mondiale, selon des experts comme Robert Pape qui soulignent les dangers d'une guerre régionale transformée en crise économique historique.







