Trois semaines après le début des hostilités au Moyen-Orient, la situation demeure troublante, avec des frappes continues et une issue floue. Donald Trump a récemment déclaré vouloir "réduire graduellement" l'intensité des opérations militaires contre l'Iran.
Bien que ses déclarations aient été controversées concernant la durée et l'intensité de cette guerre, le président américain a enfin suggéré, pour la première fois, qu'une résolution pourrait être envisageable.
"Nous sommes proches d'atteindre nos objectifs, et nous considérons de réduire progressivement nos efforts militaires contre le régime iranien", a posté Trump sur Truth Social vendredi soir.
Cependant, il a aussi affirmé qu'un cessez-le-feu n'est pas à l'ordre du jour, tandis que plusieurs média annoncent un renforcement des troupes américaines dans la région.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a précisé que l'administration anticipait un délai de quatre à six semaines pour finir cette mission.
- Frappes israéliennes sur Téhéran et Beyrouth -
Sur le terrain, les bombardements se poursuivent, témoignant de la gravité de la situation à l'aube de cette quatrième semaine de conflit.
L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes ciblées contre des installations à Téhéran, suite au lancement de missiles iraniens vers Israël.
Des actions militaires ont également été orchestrées à Beyrouth, visant le Hezbollah, qui a intensifié sa participation au conflit pour venger la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février lors des premières offensives.
Au sud du Liban, un rapport de l'Agence nationale d'information (ANI) indique qu'au moins une personne a été tuée et deux blessées lors d'une frappe israélienne sur Bint Jbeil.
- Vente de pétrole iranien -
Dans le Golfe, l'Arabie saoudite a intercepté une trentaine de drones, en réponse à d'éventuelles actions iraniennes. Le Koweït, de son côté, a aussi signalé des incidents similaires.
Sur le plan économique, les tendances haussières des prix du pétrole suscitent des inquiétudes à l'échelle mondiale. Vendredi, les marchés ont connu un net recul après que le baril de Brent a atteint plus de 112 dollars.
Pour atténuer cette crise, les États-Unis ont temporairement autorisé la vente de pétrole iranien, un geste qui a été perçu comme crucial pour stabiliser les marchés, même si Téhéran a affirmé qu'il n'avait pas de surplus disponible.
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a publié un message, affirmant que "l'ennemi a subi de lourdes pertes", tout en soulignant que ses opposants parlent désormais "de manière contradictoire" en raison de la pression exercée par les frappes.
Le récent bilan des opérations révèle que vendredi, l'armée israélienne a éliminé des cibles de haut rang à Téhéran, y compris le chef des renseignements de la force paramilitaire des Bassidj.
En Irak, les hostilités se poursuivent, avec des frappes qui ont coûté la vie à un combattant représentant des groupes pro-Iran.
Malgré ce climat de guerre, deux femmes réfugiées du Kurdistan irakien, Sirwa et Kwestan, ont célébré le Nouvel an persan, exprimant l'espoir de voir leur pays natal en paix l'année prochaine. Sirwa Mustafazada, 32 ans, a commenté : "Personne ne souhaite la guerre, mais sans cette option radicale, le régime ne tombera pas."







