Candidat de la gauche hors LFI, Emmanuel Grégoire a remporté avec brio les élections municipales à Paris. Dimanche soir, après sa victoire, il a quitté son QG de campagne pour rejoindre l'hôtel de ville en Vélib. Un choix emblématique qui témoigne d'une nouvelle approche des mobilités dans la capitale.
Après avoir enregistré 51% des voix aux élections municipales du 22 mars, selon une estimation de Toluna Harris Interactive pour RTL et M6, le nouveau maire s'affiche déjà comme un leader en phase avec son temps. À l'opposé de Jacques Chirac, qui avait traversé Paris en voiture après sa victoire présidentielle de 1995, Grégoire a déclaré : "C'est quand même plus agréable de faire ça en vélo qu'en voiture". Ce geste souligne son engagement envers une révolution des mobilités en cours à Paris.
En route vers l'hôtel de ville, il a également exprimé sa volonté de collaborer avec sa prédécesseure, Anne Hidalgo, avec qui il a pris ses distances ces derniers mois. Au micro de BFMTV, il a déclaré : "On va se retrouver avec tous ceux qui nous ont soutenus, les remercier et commencer à se projeter dans la suite." Emmanuel Grégoire a précisé qu'il lui incombe de composer les équipes nécessaires à une transition réussie.
À un an des élections présidentielles, le nouveau maire vise à établir Paris comme une "ville refuge" contre la droite et l'extrême droite, qu'il estime avoir auparavant fait alliance avec la candidature de Sarah Knafo. Grégoire, âgé de 48 ans et député PS, aspire à incarner une gouvernance moderne, proche des citoyens, distincte de celle de son prédécesseur. Avec la promesse d'une administration sans les "irritants" de l'ère Hidalgo, il veut insuffler un nouvel esprit à l'hôtel de ville.







