Mercredi, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a annoncé sa décision de réduire progressivement les livraisons de gaz à l'Ukraine. Cette mesure est liée à une exigence : le rétablissement de l'approvisionnement pétrolier russe via l'oléoduc Droujba.
Dans une déclaration vidéo postée sur Facebook, Orbán a souligné : "Pour briser le blocus pétrolier et garantir la sécurité énergétique de la Hongrie, des mesures appropriées s'imposent désormais". Ce changement survient alors que l'Ukraine accuse la Hongrie et la Slovaquie de ne pas faire preuve de diligence pour réparer cet oléoduc, récemment endommagé par des frappes russes.
D'après des analystes de la fondation Oeconomus Economic Research Foundation, proche du pouvoir, la Hongrie a gagné en importance en tant que fournisseur de gaz pour l'Ukraine, avec des exportations passant de 2,5 % à 14 % de la consommation ukrainienne en 2025, une augmentation significative.
La situation énergétique en Europe s’avère de plus en plus complexe. Des experts, tels que ceux de l'Université de Budapest, indiquent que les tensions entre Budapest et Kiev pourraient avoir des répercussions sur l'approvisionnement énergétique de l'Europe centrale, au moment où la région fait face à des défis liés à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
En réponse à ces tensions, Orbán a également bloqué un prêt européen de 90 milliards à l'Ukraine, intimant à l'Europe de reconsidérer ses stratégies énergétiques avant de poursuivre les discussions avec la Hongrie.
À mesure que les sanctions contre la Russie se durcissent, le nouveau paysage énergétique de l'Europe se dessine, et les alliances deviennent de plus en plus essentielles pour garantir la sécurité énergétique de chaque nation.







