Dans un contexte de tensions croissantes, Donald Trump a laissé entrevoir un espoir de déescalade en reportant son ultimatum de dix jours concernant de potentielles frappes contre l'Iran, comme rapporté par 20 Minutes. Ce décalage, annoncé lors d'une conférence de presse, vise à donner une chance aux négociations demandées par le gouvernement iranien. La nouvelle date limite est fixée au 6 avril à 20 heures, heure de Washington.
Sur son réseau Truth Social, Trump a exprimé sa confiance : "Les discussions avancent bien, malgré les mensonges véhiculés par certains médias." Cependant, Téhéran demeure prudent et semble réticent à utiliser le terme "négociations". Une source proche du gouvernement, citée par l'agence Tasnim, a fait savoir que l'Iran a répondu officiellement à un plan américain de 15 exigences, fixant ses conditions pour mettre fin aux hostilités.
La question du détroit d’Ormuz
Cette prolongation a également un impact sur les marchés de l'énergie, le prix du baril de Brent ayant légèrement reculé, s'établissant autour de 107 dollars, tout en restant largement supérieur aux niveaux précédant le début du conflit. Trump a noté que l'Iran a laissé passer "dix navires" à travers le détroit stratégique d’Ormuz, un accès crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Ce détroit devrait être un des principaux sujets discutés lors du prochain sommet du G7 en France. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a été dépêché sur place pour sensibiliser ses homologues à l'importance de garantir la libre circulation dans cette voie maritime vitale.
De nouvelles frappes vendredi
Alors que les États-Unis explorent des voies diplomatiques, le climat demeure tendu. Ce vendredi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont mené des attaques contre des cibles militaires et énergétiques en Israël, ainsi que dans d'autres pays du Golfe hébergeant des bases américaines. Au Koweït, des drones ennemis ont ciblé le principal port, causant des dégâts matériels.
Si Washington semble vouloir une sortie diplomatique, Israël, de son côté, semble vouloir intensifier ses frappes, selon plusieurs sources. Ce climat de violence est exacerbé par l'implication du Hezbollah libanais, actif dans le conflit qui dure depuis plusieurs semaines. La situation humanitaire continue de se détériorer, avec des milliers de morts et des millions de déplacés, une réalité inquiétante que tout le monde souhaite éviter autant que possible.







