Matt Brittin a récemment été désigné directeur général de la BBC, près de cinq mois après le départ de Tim Davie, consécutif à une diffusion controversée d'un discours de Donald Trump. Son entrée en fonction est prévue pour le 18 mai, selon un communiqué officiel du groupe. Âgé de 57 ans et avec un parcours impressionnant de 18 ans chez Google, dont dix ans à la tête de la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, Brittin n'est cependant pas sans suscite des interrogations.
Bien que son CV soit respectable, certains observateurs, dont des experts des médias, expriment des réserves quant à sa capacité à gérer une institution aussi emblématique que la BBC. Sophie Delaborde, spécialiste des médias, souligne : "Brittin doit naviguer dans un contexte médiatique déjà complexe, notamment après la crise récemment traversée par la chaîne liée à Trump."
La BBC, qui fait face à des critiques croissantes pour sa neutralité, espère que l'approche innovante de Brittin apportera un souffle nouveau. Toutefois, sa nomination est perçue par certains comme un investissement dans le passé technologique plutôt qu'une vision tournée vers l'avenir. "La télévision et le numérique doivent aller de pair, mais il y a un risque de déconnexion avec le public", avertit Jean-Michel Dupont, analyste médiatique.
Reste à savoir si Brittin saura convaincre les sceptiques et redorer le blason d'une BBC qui semble, d'après les dernières analyses de Franceinfo, en pleine tourmente.







