De nombreuses attractions, un lac artificiel et l’univers de la Reine des Neiges : après plusieurs années de transformations, Disneyland Paris accueillera ce dimanche 29 mars sa dernière extension, un projet au coût de 2 milliards d’euros.
L’inauguration de l’extension de Disneyland Paris intervient ce dimanche 29 mars 2026. Ce nouvel espace vise à attirer encore plus de visiteurs dans le parc, déjà la destination touristique privée la plus populaire d’Europe, et offre une immersion unique à travers divers mondes de Disney. Au centre de cette zone se trouve un lac de 3 hectares, prévu pour un spectacle nocturne spectaculaire mêlant jets d'eau, effets pyrotechniques, et des centaines de drones aériens et aquatiques.
Perchée à 36 mètres, la montagne enneigée du monde de La Reine des neiges domine le village scandinave fictif d’Arendelle, où se profilent des maisons à toit pointu disposées autour d'une fontaine gelée, rappelant les scènes de l'animation sortie en 2013. L’attraction phare Frozen Ever After embarque les visiteurs dans un voyage féerique à travers la glace aux côtés de personnages emblématiques comme Anna et Elsa, mêlant musique et descentes aquatiques.
Cette nouvelle zone thématique est également conçue pour renforcer l’attractivité du parc Walt Disney Studios, qui sera rebaptisé Disney Adventure World. Inauguré en 2002, ce parc n’a jamais réussi à égaler l’engouement suscité par Disneyland, ouvert en 1992.
Bientôt Raiponce et Le Roi Lion, l'alcool désormais servi dans le parc
En plus de la zone dédiée à la Reine des Neiges, le parc introduira d'autres univers Disney, avec une attraction inspirée de Raiponce et, à l’avenir, un projet basé sur Le Roi Lion. Des boutiques et des restaurants enrichissent l’offre, y compris un restaurant de style Art nouveau offrant une vue sur le lac et un bar proposant pour la première fois des boissons alcoolisées.L'annonce de cette extension a été faite en 2018 par The Walt Disney Company sur le site de Marne-la-Vallée, s’accompagnant d'un investissement de 2 milliards d’euros. « Cette décision d’investissement témoigne de la confiance de Disney dans la France et le potentiel de notre pays », avait expliqué le PDG de l’époque, Bob Iger, soulignant les changements survenus en France depuis l’élection d’Emmanuel Macron.
Visite d’Emmanuel Macron
Le président de la République a été présent au parc vendredi après-midi, où il a exprimé sa gratitude envers Josh D’Amaro, le nouveau PDG de Disney, qualifiant l'ouverture d'un « signal fort pour la France ». Il a rappelé qu'au cours de son histoire en France, Disney a investi 13 milliards d’euros, dont 2 milliards pour ce nouvel espace, créant par là même 1 000 nouveaux emplois directs et consolidant ainsi le statut du parc comme « première destination touristique d’Europe ».
Natacha Rafalski, présidente de Disneyland Paris, avait déclaré que cette transformation ferait « quasiment doubler la capacité » du parc, qui emploie déjà environ 19.000 personnes. Bien que Disneyland Paris reste discret quant à ses chiffres de fréquentation, les nouvelles attractions devraient attirer et fidéliser un plus grand nombre de visiteurs, entraînant une augmentation des séjours dans la région.
« Disney est un atout majeur pour l'attractivité économique et touristique », précise à l’AFP Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France. Elle évoque également les 63.000 emplois indirects créés par l’activité du parc et espère que ces nouveautés séduiront de nouveaux visiteurs tout en mettant en valeur d’autres attraits régionaux, tel que le château de Fontainebleau.







