L'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a été mise en garde à vue jeudi, suspectée d'"apologie du terrorisme". De plus, une petite quantité de drogue de synthèse a été retrouvée dans son sac, révélant ainsi une situation délicate, selon des sources proches du dossier.
Un représentant de La France insoumise a déclaré à l'AFP que sa convocation était surprenante, car elle s'est toujours présentée à toutes ses convocations. "C'est incroyable", a-t-il ajouté.
Les informations rapportées par Le Parisien révèlent que quelques grammes de drogue ont été découverts dans le sac de l'eurodéputée lors de son interrogatoire à Paris.
Rima Hassan est sous enquête pour avoir publié un tweet faisant référence à Kōzō Okamoto, un des assaillants du tristement célèbre attentat de 1972 à l’aéroport de Tel-Aviv. Ce tweet a depuis été supprimé.
"Il s'agit d'une escalade dans le harcèlement judiciaire visant à réduire au silence ceux qui se battent pour les droits du peuple palestinien", a affirmé son entourage. La situation a également suscité des réactions au sein de LFI, où Jean-Luc Mélenchon parle de "police politique", tandis que Manon Aubry dénonce un "harcèlement judiciaire".
Récemment, le député du Rassemblement national, Matthias Renault, avait signalé Rima Hassan à la procureure de la République à Paris, suite à des propos qu'elle aurait tenus sur Okamoto. Ce dernier, membre de l'Armée rouge japonaise, a été impliqué dans un attentat ayant causé la mort de 26 personnes, et avait été le seul survivant.
À seulement 33 ans, Rima Hassan, juriste et fervente défenseure de la cause palestinienne, est désormais au cœur d'une enquête pour apologie du terrorisme après des déclarations jugées pro-Hamas, faites après l'attaque du 7 octobre. Cette affaire est loin d'être la première : elle avait déjà été interrogée l'année passée pour des motifs similaires.
Sa position sur Israël, qu'elle qualifie sans détour de "terroriste", a toujours été controversée. Elle est aussi connue pour ses actions spectaculaires, comme ses tentatives de naviguer vers Gaza pour dénoncer le blocus, qui avaient conduit à son arrestation par les forces israéliennes à deux reprises.







