"Je m'emploierai à obtenir le consensus le plus large possible, en particulier avec les avocats, a-t-il déclaré. Le projet de loi sera examiné mercredi, dans un climat tendu, marqué par les critiques des avocats envers la réforme.
Lors des questions à l'Assemblée nationale, le garde des Sceaux a réitéré sa volonté d'améliorer la rapidité des procédures : "Nous devons trouver un moyen de juger, non pas de manière expéditive, mais peut-être deux fois plus vite. Quelqu'un qui attend six ans pour un viol pourrait en attendre trois, ce qui serait un soulagement pour toutes les parties concernées. Cela permettrait aussi aux victimes de se reconstruire plus rapidement", a-t-il insisté.
Procès plus courts
Le projet de loi introduit une procédure de "plaider-coupable" en matière criminelle, sous réserve de l'accord de toutes les parties impliquées, permettant des procès plus brefs, sans témoins ni experts. Selon une récente déclaration à France Info, des avocats de plusieurs barreaux ont prévu des mobilisations à travers le pays pour contester cette réforme, qui, à leurs yeux, met en péril l’équilibre de la justice.
Le texte, qui sera soumis au Sénat, rencontre une opposition forte, notamment des barreaux parisiens qui annoncent une "grève du zèle" pour faire entendre leur voix. "Cette réforme pourrait être dangereuse pour la défense de nos clients", a déclaré un avocat impliqué dans le mouvement.
"Avec cette réforme, la précipitation pourrait compromettre la qualité des procès", ajoute une autre avocate, qui souhaite rester anonyme.
Le ministre semble conscient des inquiétudes exprimées par certains experts juridiques et n'exclut pas des ajustements afin de rassurer les avocats. "Je suis prêt à écouter leurs inquiétudes et à travailler ensemble pour améliorer le projet", a conclut Darmanin.







