Les deux Français, arrêtés en Iran en mai 2022, emprisonnés jusqu’en novembre 2025 puis assignés à l’ambassade de France à Téhéran, sont en passe de retrouver l’Hexagone, a annoncé Emmanuel Macron. Ils ont quitté l’Iran ce mardi 7 avril à l’aube, via l’Azerbaïdjan, selon le ministère des Affaires étrangères.
Cécile Kohler et Jacques Paris “sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran”, a précisé Emmanuel Macron via une publication sur le réseau social X. Selon l’entourage du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, les deux ex-détenus ont quitté l’Iran “à l’aube” avec l’ambassadeur de France et sous protection diplomatique, étant “actuellement en Azerbaïdjan”. Cette nouvelle a été rapidement relayée par plusieurs médias étrangers, dont The Washington Post, citant l’agence Associated Press.
“C’est un soulagement pour nous tous, et évidemment pour leurs familles. Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, ainsi qu’aux services de l’État et à tous ceux qui se sont mobilisés avec tant de détermination pour leur retour”, a ajouté le président français.
Professeure de lettres de 41 ans et un enseignant à la retraite de 72 ans, Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été arrêtés le 7 mai 2022, lors de leur dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Trouvés coupables en octobre dernier d’espionnage, avec des peines de prison respectives de vingt et dix-sept ans, ils ont été libérés en novembre. En raison d'une interdiction de quitter le pays, ils étaient assignés à résidence à l’ambassade française depuis cette date.
Leur arrestation suivie de leur condamnation a été critiquée comme une méthode de “diplomatie des otages” mise en œuvre par Téhéran pour exercer une pression sur la France, un point soulevé par plusieurs experts en relations internationales. Les conséquences de ces événements continuent d’alimenter les débats sur les relations franco-iraniennes.







