Printemps : un chapitre se ferme avec la suppression de 229 emplois et la fermeture de Rennes

Le Printemps traverse une tempête avec 229 postes supprimés et la fermeture d'un magasin emblématique.
Printemps : un chapitre se ferme avec la suppression de 229 emplois et la fermeture de Rennes
La direction invoque « un ralentissement durable des ventes des biens de consommation », une baisse du pouvoir d’achat, mais aussi l’essor concurrentiel de la mode ultra-éphémère et de la seconde main. (Illustration) LP/Christine Henry

Le 7 avril 2026, les grands magasins Printemps ont annoncé une réorganisation majeure affectant 229 postes sur près de 3 000 collaborateurs, ainsi que la fermeture de leur magasin à Rennes. Depuis plus de 160 ans, l'enseigne emblématique du commerce français fait face à des turbulences inédites.

Dans son communiqué, la direction évoque un "ralentissement durable des ventes des biens de consommation" dû à des facteurs variés, notamment une baisse du pouvoir d’achat et la concurrence de la mode rapide et de la seconde main. Cette réorganisation inclut également la transformation de 17 postes et la création de 91 nouveaux emplois, laissant entrevoir des espoirs de renouvellement.

Fondée en 1865 par Jules Jaluzot au 64, boulevard Haussmann à Paris, l'enseigne dispose de 20 magasins en France, dont trois affiliés, ainsi que des succursales à Doha et New York. Elle abrite également une place de marché avec près de 3 000 marques, mais la situation actuelle soulève des inquiétudes quant à sa pérennité.

Des problèmes de longue date

Le Printemps, dont le vaisseau amiral parisien attire chaque année des millions de visiteurs, n’est pas étranger à la restructuration. En 2020, le groupe avait déjà annoncé la fermeture de plusieurs magasins, entraînant la perte de 428 postes, ce qui marquait déjà un tournant alarmant pour l’enseigne.

Plus récemment, le Printemps de Brest a été mis en liquidation judiciaire à deux reprises, et a dû capituler après 67 ans d’existence, ce qui témoigne d'une lutte acharnée dans un marché de plus en plus compétitif. Actuellement, le groupe, qui appartient depuis 2013 à des investisseurs qataris par le biais de Divine Investments SA, se retrouve sans direction claire suite au départ de Jean-Marc Bellaiche en septembre 2025, laissant ses employés dans l’incertitude quant à l’avenir de l’enseigne.

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