Ce week-end à Gentilly (Val-de-Marne), une famille juive de longue date a été la cible de graves menaces proférées par un voisin. Suite à ces incidents, le suspect a été arrêté, cependant une enquête psychiatrique va être réalisée.
Des menaces telles que « on va te tuer » et « sales juifs » ont été lancées contre cette famille dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril. Ces actes ont été confirmés par le maire, Fatah Aggoune, qui a exprimé son soutien inconditionnel via les réseaux sociaux. Selon le maire, ces menaces avaient été accompagnées de violences ciblant le domicile familial.
Marie Jay, la première adjointe au maire, a expliqué que la famille, résidente de Gentilly depuis plusieurs années, éprouvait une profonde inquiétude suite à cette agression. "La mairie a accueilli la famille dans un état de choc", ajoute-t-elle.
Le relogement à l’étude
Fatah Aggoune a réitéré l'importance de dénoncer ces actes en précisant qu'ils représentent "une haine antisémite inacceptable dans notre République". En réponse à la demande de la famille, la municipalité envisage une solution de relogement.
Le suspect, un homme d’une cinquantaine d’années, a d'abord disparu après les faits mais a été interpellé le lendemain. Selon une source policière, une évaluation de son état psychologique sera partagée ultérieurement. Bien que le voisinage ait connu des tensions, le caractère antisémite des propos n'a pas été signalé auparavant.
Les menaces de mort sont sanctionnées par la loi française d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. En ce qui concerne les injures ciblant des croyances religieuses, la loi prévoit six mois d'emprisonnement et 22 500 euros d'amende.
Le ministère de l'Intérieur, dans une étude récente, a souligné que 53 % des actes antireligieux recensés sont motivés par l'antisémitisme, bien qu'une légère baisse ait été observée par rapport à 2025.







