À l'approche de l'échéance fixée par Donald Trump, les tensions s'exacerbent entre les États-Unis et l'Iran. Le président américain a adressé un ultimatum à Téhéran, demandant une réponse à ses exigences avant le 8 avril à 2 heures du matin (heure française). En réponse, l'armée américaine a ciblé l'île de Kharg, par où transitent près de 90 % des exportations de pétrole iranien, tandis qu'Israël a intensifié ses frappes sur des infrastructures civiles.
Dans un message troublant relayé via son réseau social Truth Social, Trump a déclaré, “Une civilisation entière disparaîtra ce soir, pour ne plus jamais renaître”, précisant que cela s’appliquerait à l'Iran si aucune concession n'était faite. Initialement lancé le 26 mars, cet ultimatum avait été prolongé d'un jour, laissant une fenêtre d'opportunité pour des négociations.
Des bombardements israéliens ciblent les infrastructures iraniennes
Le 7 avril, l'atmosphère était chargée d'appréhension quant à une possible escalade majeure au Moyen-Orient. Israël a mené des frappes contre plusieurs ponts et routes, avec l'objectif de déstabiliser les capacités logistiques des Gardiens de la révolution. Selon les déclarations de Benyamin Nétanyahou, rapportées par Ha’Aretz, “Nous écrasons le régime terroriste iranien avec une force croissante. Hier, nous avons détruit des avions de transport et des dizaines d’hélicoptères.” Ces attaques auraient touché au moins huit ponts.
D’un autre côté, les États-Unis ont modifié leur stratégie en frappant l'île de Kharg, ciblant, selon The Washington Post, des installations militaires telles que des pistes d'atterrissage, sans toucher aux infrastructures pétrolières essentielles de l'île. Cette approche souligne un changement tactique, visant à affaiblir l'influence militaire iranienne tout en évitant une escalade incontrôlable.
Des experts s'interrogent sur les conséquences d'une éventuelle non-réponse de Téhéran à l'ultimatum. J. D. Vance a souligné récemment, “Les Iraniens doivent savoir que nous disposons d’outils dans notre arsenal que nous n’avons pas encore décidé d’utiliser.” Cela a suscité des spéculations alarmantes quant à une éventuelle utilisation de l'arme nucléaire. Cependant, la Maison-Blanche a rapidement démenti cette possibilité, clarifiant que “rien de ce que Vance a dit ne laisse entendre ça.” Le climat d'incertitude persiste alors que la situation évolue rapidement au sein d'une région déjà instable.







