À peine installé dans ses nouvelles fonctions, un conseiller municipal de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, s'est retrouvé au centre d'une controverse le 28 mars. Alors qu'il procédait à l'appel des élus, Albert Prissette, doyen de la séance, a mal prononcé le nom du conseiller Jaouad Merimi, le confondant avec « Jouad Merimi ». Ce qui aurait pu être un simple lapsus a pris une tournure bien plus sérieuse lorsque Prissette, après des rappels de l'assistance, a ajouté : « Ils peuvent pas s’appeler Dupont comme tout le monde ? »
Ce commentaire, rapporté par Le Parisien, a suscité une onde de choc au sein de l'assemblée. Le maire, Olivier Sarrabeyrouse du PCF, a réagi via les réseaux sociaux, condamnant ces propos qu'il qualifie de « racisme banalisé ».
Bien que les excuses aient été présentées par Albert Prissette, celles-ci n'ont pas suffi à apaiser les esprits. Le maire a signalé que le commentaire était clairement audible sur l'enregistrement sonore et qu'il ne demanderait pas la démission du conseiller.
Jaouad Merimi, contacté par nos soins, a avoué avoir eu une discussion constructive avec Prissette depuis l'incident. « Je comprends qu'il ne refera pas la même erreur. J'ai toujours eu des difficultés avec mon nom depuis l'enfance », a-t-il déclaré. Les réactions continuent d'affluer, illustrant l'importance des mots et la sensibilité des sujets raciaux dans les débats publics.
Cette affaire souligne la nécessité d'une prise de conscience et d'une éducation continue sur le langage et les préjugés en milieu politique, un point que renforcent de nombreux experts en sociologie et en communication.







