Juanjo Ruiz, un avocat catalan installé en Norvège depuis presque dix ans, évoque les bénéfices d'un mode de vie axé sur l'équilibre personnel et professionnel. Dans un entretien avec La Vanguardia, il déclare : "Mon avenir dépend davantage de mes efforts que de la chance." Bien qu'il ne considère pas la Norvège comme un paradis, il reconnaît que l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle y est une réalité palpable.
À Tromsø, ville nordique de 80 000 habitants, les journées sont rythmées par des cycles extrêmes de lumière. "La lumière du soleil de minuit nécessite de la discipline, car elle complique le sommeil. Certaines personnes souffrent de cette situation, mais des routines bien établies peuvent aider,"
En hiver, la nuit et l'obscurité posent leurs défis. "Le véritable défi est mental. Vous devez maintenir votre motivation et voir des gens, même lorsque le jour se lève à peine,"
Juanjo souligne que vivre dans l'Arctique transforme profondément l'individu : "Cela vous oblige à vous adapter et à développer une meilleure connaissance de soi." Sur le plan professionnel, il évoque le modèle norvégien qui privilégie l’adaptation aux besoins des travailleurs. "Ici, on ne travaille pas moins, on travaille différemment,"
Un autre rapport au temps
Les Norvégiens ne travaillent pas moins que les Espagnols, mais l'atmosphère de travail favorise une productivité accrue. "Partir à l'heure est un droit, et l'équilibre entre vie personnelle et professionnelle est respecté,"
L'autonomie dans l'exercice des tâches est bien réelle. "Je peux organiser mon temps comme je l'entends, faire une promenade ou télétravailler sans justifications,"
La vie à Tromsø peut être coûteuse ; Juanjo souligne qu'il est parfois choqué de payer jusqu'à 25 euros pour une pizza, "mais cela permet aux employés de gagner un salaire décent,"
Rentrer en Espagne ? Juanjo ne semble pas inquiet : "Je suis heureux ici. Vivre à l'étranger m'a appris que l'on peut se sentir chez soi à plusieurs endroits, même si aucun n'est parfait."







