Un homme de 37 ans, résidant à Strasbourg, a été arrêté par le RAID le 3 avril dernier, suite à des déclarations menaçantes envers des agents de la CIA, du Mossad et de la DGSI révélées lors d'une conversation avec une intelligence artificielle. L’individu, souffrant de troubles psychiatriques, a déclaré qu'il souhaitait « tester la fiabilité » de l'IA, mais sa démarche a soulevé des questions cruciales sur le rôle de ces technologies dans la surveillance.
Interpellation au domicile du suspect
Selon les informations rapportées par Dernières Nouvelles d’Alsace, l’homme a immédiatement reçu une réponse : son message a été intercepté en temps réel par le FBI. Les autorités américaines ont promptement alerté leurs homologues français via la plateforme Pharos, dédiée à la signalisation de contenus illégaux en ligne.
Le RAID s'est rendu au domicile du suspect, mais aucune arme n’a été trouvée sur les lieux. Sa garde à vue a été levée le lendemain, et l'affaire a été classée sans suite judiciairement. Toutefois, compte tenu de ses antécédents psychiatriques, l’homme a été placé en hospitalisation d’office.
L’IA comme outil de surveillance de masse
Ce fait divers intervient dans un contexte où l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle pour des raisons de sécurité fait débat aux États-Unis. Récemment, la société californienne Anthropic a refusé de permettre que son système Claude soit utilisé pour surveiller les citoyens. En réponse à cette décision, le département américain de la Défense a sollicité les services d’OpenAI, l’entité derrière ChatGPT.
Pour sa part, OpenAI assure que, si certains messages peuvent être signalés à des équipes humaines ou aux autorités, cela ne se produit que dans des cas de « danger grave et imminent ». L'entreprise insiste sur le fait que de tels signalements restent « rares, ciblés et non automatiques », malgré la rapidité de réaction mise en lumière par l'incident strasbourgeois.







