Mercredi dernier, le Parti Socialiste a rendu publique une proposition ambitieuse de 144 pages, visant à se projeter sur le long terme au-delà des prochaines élections, selon la députée européenne Chloé Ridel, impliquée dans la rédaction du texte sous la supervision d’Olivier Faure.
Parmi les nombreuses mesures, non chiffrées à cette étape, le PS envisage de rehausser le Smic à 1.690 euros net, d’introduire une taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros, ainsi que de créer un nouvel impôt sur les grandes successions au-delà de 200.000 euros.
Le projet évoque également l’abrogation de la réforme Borne sur les retraites, souhaitant maintenir un système de répartition. Cela comprend une durée de cotisation fixée à 43 annuités, modifiable selon la pénibilité des carrières, ainsi qu’un âge légal de départ abaissé à 62 ans, bien que cela ne soit pas considéré comme le critère central du système.
Un vote avant l’été
Ce projet, qui vise à redéfinir le socialisme du XXIe siècle, doit être enrichi par les militants durant les six semaines à venir, avant un vote prévu avant l’été. Bien que tous les courants du PS aient été impliqués dans la rédaction, des opposants à Olivier Faure ont exprimé leurs réserves quant à la présentation du projet aux médias avant que les militants aient pu s'exprimer.
Le texte met en avant la notion de liberté, que le PS souhaite « reprendre à la droite et l’extrême droite », estimant que cette dernière a déformé ce concept. Chloé Ridel souligne que le modèle de social-démocratie, bien qu’ayant permis des avancées sociales significatives, nécessite une remise en question face aux défis actuels, notamment ceux liés à la mondialisation. Ce modèle, selon elle, n’a pas éradiqué les inégalités de genre ni les discriminations raciales et doit donc évoluer.
Le PS se positionne aussi en réponse à Jean-Luc Mélenchon, qui prône une opposition entre l'ancienne France et la nouvelle. Chloé Ridel insiste sur la nécessité de « réconcilier les Français » via des politiques de justice radicales en matière de fiscalité, de réforme démocratique, et de lutte contre les discriminations.
Ce projet du Parti Socialiste amorce une réflexion profonde sur les enjeux sociaux du XXIe siècle, et les espoirs reposent désormais sur son acceptation par la base militante.







