En ce lundi 4 mai 2026, Emmanuel Moulin, secrétaire général de l’Élysée, s'apprête à céder ses fonctions à Pierre-André Imbert, selon un décret du Journal officiel. Ce départ, prévu de longue date, ouvre la porte à Moulin pour prendre la tête d'une institution bancaire de premier plan dès cet été.
La Banque de France en ligne de mire
Évoqué depuis plusieurs semaines, le départ d'Emmanuel Moulin se précise. Déjà auditionné par le ministre de l'Économie, il est pressenti pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Ce dernier a surpris le monde économique en annonçant sa démission anticipée le 9 février, alors que son mandat devait normalement s’achever fin 2027.
Les enjeux de ce recrutement sont majeurs : le futur gouverneur siégera au conseil de la Banque centrale européenne (BCE) avec un mandat courant jusqu’en juin 2032. En coulisses, Emilien Moulin, ancien directeur du Trésor, fait part de ses ambitions. Lors d'une réunion, il a déclaré vouloir "tenter sa chance", jugeant son départ imminent.
Une promotion sous le feu des critiques
Malgré ses chances élevées, la nomination de Moulin pourrait être controversée. Eric Coquerel, député de La France Insoumise, a exprimé ses doutes, affirmant que le candidat "ne coche pas vraiment les cases" en raison de sa trop grande proximité avec le chef de l'État. De son côté, Jean-Philippe Tanguy, du Rassemblement national, a qualifié cette promotion de "risque pour la Macronie". Pour concrétiser cette nomination, Moulin devra convaincre les commissions des Finances de l’Assemblée et du Sénat, qui ont le pouvoir d'opposition.
Un successeur bien connu du Château
Pour remplacer Moulin, Emmanuel Macron a opté pour un visage familier. Pierre-André Imbert, actuellement ambassadeur en Australie et inspecteur général des finances, retrouvera ses fonctions de secrétaire général adjoint, qu'il a exercées de 2020 à 2023. Ce retour est perçu comme une continuité au sein d'un environnement déjà bien connu pour lui.
Les prochains jours seront cruciaux alors que se dessinent des incertitudes autour de la nomination de Moulin à la Banque de France, un poste qui pourrait influencer lourdement l'avenir économique de l'Europe.







