Candidat potentiel à l'élection présidentielle, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a admis dimanche avoir reçu deux statuettes en cadeau lors de son passage au Quai d'Orsay. Il a précisé avoir déjà restitué ces objets. Lors d'une interview sur France Inter, il a déclaré : « C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter », soulignant l'absence de régulations concernant de telles pratiques à l'époque.
Le lobbyiste Robert Bourgi a, pour sa part, affirmé dans l'émission « Complément d'Enquête » de France 2 avoir servi d'intermédiaire dans l'octroi de ces statuettes, achetées selon lui par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, et Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien. Toutefois, Villepin a nié avoir bénéficié de contrepartie en échange de ces cadeaux, précisant : « Il n'y a aucune prise, aucune forme de lien qui puisse se nourrir à cette occasion ».
Dominique de Villepin est également revenu sur les motivations de Bourgi, le qualifiant d'« ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy ». Il a insinué que ces révélations survenaient à un moment délicat pour Sarkozy, impliqué dans des affaires judiciaires notoires, affirmant : « il y a une volonté de nuire ». Dans le même programme, Robert Bourgi a tenté de dissocier Sarkozy de l'accusation.
Concernant la valeur des statuettes, Bourgi a avancé des montants exorbitants — 75.000 euros et 50.000 euros, pour un total de 125.000 euros — que l'entourage de Villepin a rapidement contestés, évoquant des chiffres réels « quatre à cinq fois inférieurs ».







