Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, mais cette décision suscite des interrogations chez les électeurs. D'après une enquête de La Tribune Dimanche, près de 70 % des Français considèrent le leader de La France Insoumise comme un « handicap » pour la gauche. Par ailleurs, parmi les sympathisants de gauche, seuls 39 % jugent que sa candidature pourrait être bénéfique.
Les critiques à l'encontre de l'« agressivité » de Mélenchon sont omniprésentes, avec 64 % des sondés soulignant cet aspect de sa personnalité politique. De même, ses déclarations controversées pénalisent sa popularité ; 60 % des personnes interrogées estiment que ses propos polémiques nuisent à son image.
Un socle difficile à élargir à gauche
La récente ironie de Mélenchon sur les noms à consonance juive, comme « Epstein » ou « Glucksmann », a ravivé des accusations d'antisémitisme qu'il peine à dissiper. Brice Teinturier, directeur d'Ipsos, indique que tels soupçons « peuvent solidifier son socle, mais compliquent l'élargissement de son électorat, d'autant plus que la gauche est en désordre ». À l'approche de ses 75 ans, seulement 19 % des Français estiment que son âge constitue un obstacle.
Pour beaucoup, son expérience est un atout, reconnu par 41 % des sondés. Ses talents d’orateur restent particulièrement appréciés, avec 45 % du public soulignant cet avantage.
Bardella et Le Pen toujours en tête
En ce qui concerne les autres candidats émergents, Jordan Bardella et Marine Le Pen sont en tête des intentions de vote, respectivement à 34 % et 33 %. L'ex-Premier ministre Gabriel Attal progresse à 24 %, tandis qu'Édouard Philippe décline à 22 %. À gauche, François Hollande gagne du terrain à 18 %, suivi par Raphaël Glucksmann et Mélenchon, tous deux à 16 %.
Enfin, concernant l’exécutif actuel, 75 % des sondés ont une opinion défavorable du président Emmanuel Macron, tout comme 59 % envers le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Ce sondage a été mené les 5 et 6 mai auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.







