Le parquet de Carpentras a décidé d'ouvrir, le dimanche 10 mai, une enquête pour "provocation à la haine" suite à la diffusion controversée de l'hymne vichyste "Maréchal, nous voilà !" lors des cérémonies commémoratives du 8 mai 1945. Selon le parquet, cette démarche a été prise "de sa propre initiative", n'ayant reçu jusqu'à présent aucune plainte formelle.
Hervé de Lépinau, maire Rassemblement national de la ville, a exprimé son indignation et son intention de porter plainte pour "malveillance". Ce chant, rendant hommage à Philippe Pétain, figure emblématique du régime collaborationniste de Vichy entre 1940 et 1944, a été diffusé depuis des haut-parleurs du centre-ville, en décalage avec d'autres chansons célébrant la Libération.
Alain Giraudi, président de RTV FM, la radio associative en charge de l'animation musicale, a précisé à l'AFP que la mairie n'était pas responsable de cette situation. "C'est un technicien qui a ajouté ce morceau par mégarde", a-t-il déclaré, tentant de dédramatiser l'incident qui a suscité des réactions vives dans la communauté.
Les avis sont partagés sur les réseaux sociaux, où plusieurs citoyens ont dénoncé cette diffusions, tandis que d'autres critiquent la polarisation de ce sujet sensible. Certains experts en histoire de France s'interrogent sur le risque de banalisation de ces références historiques dans le contexte actuel.
Ce nouvel incident met en lumière la tension croissante autour de la mémoire et de l'identité nationale, surtout dans une ville qui a récemment vu un changement radical de sa direction politique.







