Dans un entretien accordé à Vanity Fair, Kylian Mbappé a réaffirmé ses positions politiques, notamment son opposition au Rassemblement national (RN). Ses commentaires ont suscité une réponse cinglante de la part de Jordan Bardella, le président du RN, qui a choisi de répondre avec humour sur les réseaux sociaux.
À peine un an avant les élections présidentielles, cette bataille verbale entre Mbappé et Bardella soulève des interrogations. Le footballeur, alors qu'il avait appelé lors des législatives de 2024 à « lutter contre les extrêmes », n'a pas reculé face aux réactions défavorables, notamment sur la droite. Son engagement ne semble pas s'estomper, comme en témoigne son dernier message mettant en avant le droit des athlètes à s'exprimer politiquement.
« Il est inacceptable de penser qu'un footballeur devrait se contenter de jouer. À mes yeux, nous sommes des citoyens avec des opinions qui méritent d'être entendues », a-t-il partagé dans l'interview. « Les conséquences de la montée de certains partis, comme le RN, peuvent être néfastes pour notre société. Il est important d’éveiller les consciences, surtout chez les jeunes. »
En réponse, Jordan Bardella n’a pas tardé à riposter sur Twitter, mettant en avant que « lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG, le club gagne la Ligue des champions ! » Sa remarque sarcastique vise à rappeler que le départ de l’attaquant espagnol a coïncidé avec des succès récents de Paris Saint-Germain. Bardella, sûr de lui, a utilisé ce moment pour ridiculiser la position de Mbappé tout en réaffirmant que le footballeur devrait se concentrer sur sa carrière sportive plutôt que sur des questions politiques.
Cette joute verbale aura certainement un impact sur la perception des jeunes citoyens envers la politique, souligne l’analyste sportif Pierre Verne : « L’engagement de Mbappé pourrait inciter d'autres figures publiques à prendre position, ce qui pourrait enrichir le débat politique en France, » souligne-t-il. À l'approche d'une année électorale cruciale, ce débat entre sport et politique ne fait que commencer.







