Selon le ministère, 40 femmes ont perdu la vie en 2023 à la suite de violences commises par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Pour prévenir de tels drames, Aurore Bergé souligne que les signalements sont non seulement des gestes de courage, mais peuvent aussi sauver des vies. D'après elle, chaque appel peut faire une différence majeure.
«Composer le 17 ce n’est pas de la délation», a-t-elle affirmé sur le plateau de Ici Nord. Un regard neuf sur les signalements révèle qu’une multitude de ces alertes proviennent désormais de proches, de collègues ou même de voisins.
Aurore Bergé a évoqué des échanges récents avec des forces de l’ordre, qui ont constaté une augmentation significative des signalements, souvent initiés par des professionnels de la santé, de l'Éducation nationale, ou de simples témoins. Lors d'une réunion avec les policiers et gendarmes, elle a insisté : «Nous recevons de plus en plus de signalements, non seulement de femmes, mais aussi de personnes qui s’inquiètent pour elles ou leurs enfants.»
Elle a encouragé tous les citoyens à composer le 17 pour aider les victimes potentielles. «C'est un acte citoyen fondamental», a-t-elle souligné. Cette pression sociale semble jouer un rôle décisif dans cette dynamique positive : en 2023, 272 400 victimes de violences ont été enregistrées par les services de sécurité, un chiffre stable par rapport à 2022, témoignant d'une prise de conscience croissante dans la lutte contre ce fléau.
Des experts de l'association SOS Violences affirment que le changement de mentalité est en marche et encouragent le public à continuer d'alerter les autorités. En ce sens, Aurore Bergé conclut : «Chaque appel reçu peut potentiellement changer le cours d'une vie. Ne restons pas silencieux face à la souffrance des autres.»







