Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a récemment dévoilé une réforme essentielle qui institue un « cadre clair » concernant les examens en langue basque. Cela marque un tournant après des années de gestion ponctuelle des problématiques liées aux langues régionales. À partir de l'été prochain, le décret officiel permettra aux élèves des sections bilingues bascophones de passer certaines spécialités du baccalauréat en euskara, assurant ainsi que leur cursus bilingue soit réellement pris en compte aux examens.
« Cette mise en cohérence est indispensable, » déclare Édouard Geffray. « Pour des années, les élèves ayant suivi un parcours bilingue n'ont pas vu cette formation reflétée dans leurs résultats d’examen. Il est temps de faire évoluer les règles, » ajoute-t-il.
La réforme permet à tout élève ayant suivi une spécialité en langue régionale durant le cycle terminal, soit en première et terminale, de choisir de passer cette spécialité en français ou dans la langue régionale. Les élèves doivent annoncer leur choix lors de leur inscription au baccalauréat, assurant ainsi une meilleure reconnaissance de leur cursus.
« Nous offrons désormais une véritable place aux langues régionales dans le parcours éducatif, » souligne le ministre.
Cependant, des questions subsistent. Un élève ne peut composer qu'une seule spécialité en langue régionale pour éviter des conflits avec les règles établies visant à maintenir le français comme langue d'enseignement principal. Cela a suscité des débats parmi les éducateurs et les parents, qui craignent que ces restrictions limitent les opportunités pour les élèves.
« Nous avons besoin d’un cadre solide pour appuyer l'enseignement des langues régionales dans l'éducation publique, » affirme Marie Dupont, enseignante dans une ikastola, ajoutant que « la formation des professeurs est cruciale pour cela. »
En réponse aux inquiétudes autour des examens anticipés, Geffray a précisé que les épreuves de mathématiques pour lesquelles des élèves ont exprimé le désir d'utiliser la langue basque ne pourront pas être intégrées dans ce cadre, car cela nécessite un suivi complet du cycle terminal.
Un espoir pour la communauté éducative a été exprimé : les réformes à venir vont apporter une plus grande clarté et cohérence dans l’enseignement de l'euskara. Des discussions sont en cours avec les syndicats pour peaufiner les détails avant la mise en œuvre complète de ces mesures.
Si cette réforme apporte une avancée significative, elle s'inscrit dans un contexte plus large où les langues régionales doivent être harmonisées au sein du système éducatif national. Édouard Geffray conclut sur une note optimiste : « Les règles se mettent en place pour garantir que chaque élève puisse évoluer dans un cadre qui reconnaît ses spécificités linguistiques. »







