Sébastien Delogu, représentant de La France Insoumise à Marseille, sera jugé le 9 juin pour avoir publié publiquement des documents privés volés d'un entrepreneur, qu'il accusait de liens avec Israël. Il fait face à des poursuites pouvant mener à une peine de prison, une amende importante et une éventuelle inéligibilité.
Ce mardi 9 juin, Sébastien Delogu se trouvera devant le tribunal, accusé de recel de biens volés, de divulgation d'informations susceptibles d'identifier une personne, mettant ainsi sa sécurité en danger, ainsi que d'atteinte au secret des correspondances, comme le rapporte RTL.
Il ne se rendra pas à l’audience
Le député pourrait encourir jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende, ainsi qu'une peine d'inéligibilité. Son avocat, Me Yones Taguelmint, a précisé que son client ne sera pas présent à l’audience en raison d'un "climat très tendu", et il compte demander un report du procès.
Sébastien Delogu aurait reçu puis partagé des documents privés d'Isidore Aragones, un entrepreneur, en faisant référence à ses supposés liens avec Israël. En septembre 2024, lorsque la société de ce dernier, Laser Propreté, traversait un conflit social, Delogu aurait diffusé sur Instagram une partie des documents volés, mentionnant aussi les investissements privés d'Aragones. Le parquet a confirmé que cette révélation était survenue dans un contexte de contestation sociale.
Me Yones Taguelmint a souligné que les circonstances entourant ces actes sont importantes. Quelques jours avant la fuite des documents, la fille d'Isidore Aragones, avocate à Marseille, avait interpellé les membres de La France Insoumise, évoquant des soldats du Hezbollah tués par l'armée israélienne et questionnant : "L'antisémitisme, ça se soigne ?" Cette affaire soulève des questions complexes sur la liberté d'expression, la vie privée et les limites de l'engagement politique, comme l'affirment plusieurs experts du droit.







