La mesure tant attendue de gratuité des transports publics à Nice se concrétise. Sous l'initiative du maire et président de la métropole Éric Ciotti (UDR), à partir du 1er septembre 2026, environ 100 000 usagers âgés de 65 ans et plus, ainsi que certains agents des services publics, pourront voyager sans frais, selon un rapport du Le Figaro.
Cette décision, validée lors du conseil métropolitain le 8 juin dernier, marque l'accomplissement d'une promesse électorale de Ciotti. Autrefois, cette faveur était réservée aux seniors non imposables. Aujourd'hui, l'élargissement de cette mesure représente un tournant majeur dans la politique locale.
100 000 usagers sont concernés par ce nouveau dispositif
D’après la municipalité de Nice-Côte d’Azur, environ 100 000 usagers seront désormais éligibles, une augmentation significative par rapport aux 31 000 qui bénéficiaient de la gratuité dans le cadre précédent. Toutefois, chaque senior concerné devra s’acquitter d’un droit de 15 euros pour obtenir sa carte de circulation, comme le souligne Nice-Matin.
Le coût annuel de cette initiative pour la collectivité est évalué à 5,7 millions d'euros hors taxes pour les seniors, avec des coûts supplémentaires pour le personnel hospitalier et les agents pénitentiaires, totalisant respectivement 100 000 et 50 000 euros par an. Cette extension du dispositif répond également à une demande de l'opposition visant à soutenir certaines professions, comme l'indique France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Étonnamment, l'opposition a voté à l’unanimité en faveur de ce projet.
"Une protection du pouvoir d’achat"
Dans une déclaration faite au Figaro, Pierre-Paul Leonelli, conseiller municipal d’opposition, a rappelé que la précédente administration avait déjà amorcé la gratuité pour les plus modestes. L'élu communiste Julien Picot a salué ce choix comme une avancée sociale et écologique, plaidant même pour une gratuité totale à l'avenir. Cependant, Ciotti s'opposerait à une telle élargissement, invoquant des préoccupations budgétaires, et défend plutôt ce programme comme une mesure de "protection du pouvoir d'achat, renforcement de la solidarité, et lutte contre l’isolement".







