« Adieu esprit de défaite ! »
Lors de son premier meeting de campagne à Aubervilliers le 13 juin 2026, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann a affirmé sa détermination à se lancer dans la course présidentielle. Il a lancé un vibrant appel à l'union, incitant les Socialistes et les Écologistes à le rejoindre dans cette aventure politique.
« Adieu esprit de défaite ! » a-t-il déclaré, affichant une ambition renouvelée face à Jean-Luc Mélenchon, dont le récent rassemblement a attiré près de 26 000 personnes à Saint-Denis. Glucksmann, qui s'est engagé à prendre sa décision définitive dans trois mois, voit ce meeting comme crucial pour instaurer une dynamique autour de sa candidature.
Selon les équipes de campagne, entre 3 000 et 4 000 personnes étaient présentes, un chiffre qu'ils jugent révélateur de l'engagement du parti, malgré une force de frappe moindre par rapport à celle des Insoumis. Sacha Houlié, député ex-macroniste, a affirmé que « dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux ».
Glucksmann souhaite se positionner comme un candidat social-démocrate, pro-européen et critique envers la France Insoumise, récoltant près de 12 % des intentions de vote. Dans son discours, il a souligné la nécessité de « redonner à la France sa souveraineté et sa liberté », promettant de faire de l'écologie une priorité.
Repoussant l'idée d'un virage vers le centre, il a renforcé son engagement en faveur des droits du travail et des augmentations salariales, promettant de placer ces enjeux au cœur du débat de 2027. Par ailleurs, il a mis en avant des initiatives concrètes, telles que rendre l'accès à une voiture électrique plus abordable, en la proposant à 100 euros par mois pour les classes modestes.
« Histoire commune »
Glucksmann a déclaré : « Gagner en 2027, c’est le but. Notre gauche sera à la hauteur de l'histoire. Elle se réunira par-delà les doutes et les différences ». Son discours visait à rassembler les différentes factions de la gauche, tout en évitant de s'engager dans une primaire, une démarche proposée par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.
La présence de nombreuses figures socialistes, dont Carole Delga et Laurence Rossignol, témoigne de l’intérêt pour sa candidature, même si des absents notables comme François Hollande pourraient jouer un rôle crucial dans la suite des événements. Yannick Jadot, sénateur écologiste, a quant à lui déclaré que Glucksmann « est le moins mauvais des candidats à gauche pour porter nos idées », tout en espérant qu'il parvienne à se démarquer pour représenter la gauche de manière efficace.







