Une France sous une chaleur accablante, un gouvernement mis en accusation par l'opposition, et un Premier ministre déterminé à se défendre. Sébastien Lecornu a réagi aux accusations portant sur une prétendue impréparation face à la canicule dans une interview accordée au Parisien le 24 juin, pointant les avancées réalisées sous la présidence d'Emmanuel Macron.
Le Premier ministre reconnaît un "retard manifeste dans l'entretien de nos bâtiments publics" tout en précisant que ce sujet est devenu central uniquement depuis 2017, un rattrapage après des décennies de sous-investissement, comme l’a souligné un rapport du BFMTV.
Une matière sous la responsabilité des collectivités
Lecornu insiste sur le fait que cette problématique revient historiquement aux collectivités, se dégageant ainsi de certaines responsabilités. Le montant des aides accordées par l'État pour la rénovation des établissements scolaires a dépassé 1,2 milliard d'euros depuis 2017, un chiffre révélateur de la volonté de modernisation.
Il a également noté que d'importants financements ont été alloués via le Fonds vert créé en 2023, soutenant plus de 6 000 projets locaux. "Nous avons mis beaucoup d’argent pour les collectivités", a-t-il déclaré, souvent aux dépens d'autres enjeux, tels que la santé publique et la sécurité.
Une gestion tardive de la crise
Critiqué pour une réaction tardive à la vague de chaleur fin mai, l'exécutif a mis en place une cellule de crise six jours après le début de l'épisode. Ce temps d'attente a alimenté les critiques de l'opposition. Cependant, Lecornu a agi rapidement cette fois-ci, déclenchant des mesures dès le 20 juin.
Cependant, il n'a pas avancé de nouvelles mesures structurelles, malgré les appels de la gauche pour un plan de rénovation thermique ambitieux et un "congé climatique". Il a simplement demandé à ses ministres de préparer des propositions pour l'avenir.
Alors que la canicule se poursuit, la France fait face à des températures record, comme l’indique le rapport de France Météo, laissant présager une situation préoccupante pour la santé publique.







